Les vacances. Je les déteste. Bon, d’accord, je ne les DÉTESTE pas, mais elles me traumatisent. Et je passe assez de temps sur les forums pour traducteurs et traductrices pour savoir que je ne suis pas la seule dans ce cas.
Je pense que, quand on est indépendante, même si tout tourne bien, on vit avec la peur profondément ancrée que tout tourne mal (n’hésitez pas à me faire part de vos objections). Une seule mauvaise décision et badaboum ! tout ce qu’on a tant œuvré à bâtir peut s’écrouler comme un château de cartes. Je crains toujours que juste la semaine où je ne suis pas scotchée à mon écran, je vais recevoir LE coup de fil qui me donnerait LE projet fabuleux qui pourrait changer mon existence à jamais. J’ai également peur qu’une fois de retour, détendue et impatiente de me mettre au travail, mes clients en auront eu assez de mon absence et m’auront rayée de leur carnet d’adresses.
Pourquoi ne pas faire un transfert d’appel vers mon portable et acheter un ordinateur portable pour pouvoir vérifier mon e-mail ? Tout simplement parce qu’on n’arrête pas de me répéter que tout le monde a parfois besoin de mettre son travail de côté pour de bon. Pour recharger ses batteries, il paraît. J’ai donc plusieurs fois essayé de glisser l’unité centrale de mon PC dans mes valises, mais je me suis toujours fait pincer.
Bien entendu, à mon retour, les clients sont toujours là et rien n’a changé. En outre, il y a un aspect des vacances dont j’ai besoin et que j’adore, et c’est de passer tout mon temps avec mon autre moitié pendant quelques jours. C’est la seule chose qui m’empêcher de m’enchaîner à mon bureau et qui fait des vacances un moment magique. Alors je vais sans doute continuer à en prendre. Pour l’instant. En rouspétant.