J’ai passé les deux derniers jours à faire l’interprète. J’appréhendais un peu cette mission, car mes deux dernières avaient été difficiles et stressantes, cela pour différentes raisons. J’ai parlé de l’une des deux dans cet article ; l’une des présentations était très technique et m’avait posé d’énormes problèmes. Je n’ai pas parlé de l’autre, en partie parce que je n’avais pas envie de la revivre. C’était la première fois que je servais d’interprète dans un cadre autre qu’une réunion d’affaires, pour les services sociaux, et j’ai trouvé cela très éprouvant du point de vue émotionnel. Je partagerai cette expérience avec vous sous peu.
Le comportement de l’une des participantes m’a très vite intriguée : chaque fois qu’elle me regardait ou que j’essayais de lui parler, elle devenait très rouge et semblait avoir du mal à garder son sérieux. Je ne savais pas trop ce qui lui arrivait jusqu’au moment où, le soir du premier jour, nous nous sommes tous retrouvés dans un restaurant. C’est là qu’autour d’un verre de vin, elle m’a avoué que lorsqu’elle m’a rencontrée, elle a jeté un coup d’œil à mon badge (qui disait « Naked Translations », à mon grand dam) et a lu « Naked Translator » (traductrice nue). Après ça, elle a piqué un fou rire à chaque fois qu’elle m’a eue en face d’elle. Le lendemain, j’ai demandé un badge qui porte mon nom.