En honneur aux Jeux olympiques &agrave Athènes, voici l’origine de mon mot grec préféré : écho (tiré de La mythologie, par Edith Hamilton).

Écho était une favorite d’Artémis, la déesse des bois et des créatures sauvages, mais elle déplut à une déesse plus puissante encore, à Héra en personne, qui vaquait à ses activités habituelles, c’est-à-dire qu’elle cherchait à découvrir celles de Zeus, son époux. Héra soupçonnait celui-ci d’entretenir une intrigue amoureuse avec l’une des nymphes, mais laquelle ? C’est ce qu’elle voulait savoir et elle décida de mener une enquête. Ses investigations furent aussitôt freinées par le gai bavardage d’Écho. Tandis que la déesse l’écoutait, amusée, les deux autres s’esquivèrent furtivement et Héra dut renoncer pour cette fois à découvrir sur qui s’était porté la fantaisie vagabonde du seigneur de l’Olympe. Avec son injustice habituelle, elle tourna sa fureur contre Écho ; elle la condamna à ne plus se servir de sa langue que pour répéter ce qui lui était dit : « Tu auras toujours le dernier mot, mais jamais plus tu ne parleras la première », lui dit Héra. [Après avoir été rejetée par Narcisse,] elle cacha sa rougeur et sa honte dans une grotte solitaire et ne se consola jamais. Depuis, elle vit dans des antres et des creux de rochers, et l’on dit que ses regrets l’ont tant fait maigrir et dépérir que seule sa voix lui reste.

Demain, je pars prendre des vacances bien méritées. J’espère que les mesures anti-spam que j’ai prises tiendront l’ennemi à distance durant mon absence.