J’ai déjà mentionné un procédé de traduction appelé étoffement. Je l’utilise sans arrêt, surtout à cause des prépositions anglaises, qui sont extrêmement souples et donc difficiles à traduire par des prépositions françaises beaucoup moins malléables.
Exemple:
The people on the course will have to book their own hotels.
Il existe en français plusieurs prépositions capables de traduire on (sur, à, le, etc.), mais ici, y recourir mènerait à une phrase bancale. Il vaut donc mieux utiliser un syntagme verbal :
Les personnes participant à la formation devront réserver elles-mêmes leur chambre d’hôtel.
Dans certains cas, il est également conseillé d’enrichir les pronoms :
You will endeavour to master all the concepts presented in the course. To achieve this, your full commitment will be required.
Vous tenterez de maîtriser tous les concepts présentés lors du cours. Pour atteindre cet objectif, vous devrez faire preuve d’un engagement sans faille.

L’étoffement peut s’avérer nécessaire dans certains cas de subordination, surtout lorsqu’on introduit des propositions interrogatives indirectes:
The other decision you have to make is how you wish to organise your workload.
Vous devrez également décider de la manière dont vous désirez organiser votre travail.

Cependant, l’étoffement n’est pas le seul procédé à notre disposition pour résoudre ce type de problème, comme le montre l’exemple suivant :
Autre décision à prendre : comment organiserez-vous votre travail ?
Ici, j’ai utilisé un changement de ponctuation, une modulation (changement de point de vue) et un changement de syntaxe.
À relire cet article et comparer les exemples donnés, je me rends compte que l’étoffement est sans doute en partie responsable du foisonnement (augmentation de la longueur du texte cible par rapport au texte source) dans la traduction de l’anglais au français.