J’ai trouvé cette expression en sous-titrant un épisode de Shérif, fais-moi peur. On pourrait la traduire (littéralement) ainsi : les bonnes haies font les bons voisins. Autrement dit, le meilleur moyen de garder de bonnes relations avec ses voisins est de s’assurer que son espace et le leur sont clairement délimités. Boss Hogg s’en sert pour prévenir des gangsters d’Atlanta, venus faire un tour dans le comté de Hazzard, qu’ils feraient mieux de rester chez eux s’ils ne veulent pas que lui aussi se mêle de leurs affaires.
J’ai donc dû trouver un équivalent et j’ai pensé à « chacun chez soi et les poules seront bien gardées ». Cette expression ne traduit pas exactement la même idée de démarcation et de séparation entre des personnes vivant à proximité les unes des autres. Elle insiste plus sur l’idée que les gens devraient s’occuper de leurs affaires, pas qu’ils doivent clairement délimiter leur territoire.
Cependant, j’ai pensé qu’elle me permettait de demeurer fidèle à ce que Boss Hogg voulait dire. Il me semblait également que pour le ton général de la scène, il était important de garder une expression plutôt que d’opter pour une traduction littérale (ce qui est possible ici), montrant ainsi que Boss Hogg est un type terre-à-terre.
Il se trouve également que c’est actuellement une des expressions préférées du premier ministre israélien Ariel Sharon, qui s’en est servi pour justifier la barrière qu’Israël est en train de construire pour se séparer de la Cisjordanie. Peut-être que dans ce cas-là, on ferait mieux de dire que « les mauvaises haies font les mauvais voisins » ?