Je vous conseille de lire l’excellente entrée dans Language Log, basée sur un article du New Yorker. Durant une conférence de presse récente, John Kerry, le candidat démocrate à la présidence des USA, a fait semblant de ne pas comprendre le français (qu’il parle couramment), sans doute pour ne pas mettre en danger sa carrière politique. Voici ce que Geoffrey K. Pullum dit à ce sujet (ma traduction) : « On pourrait penser que pour un président américain, être capable de parlementer avec aisance et conviction dans la langue maternelle d’autres chefs d’État représente un atout considérable. Bien au contraire ! Cela est perçu comme une forme de perfidie, la marque d’un intello indigne de confiance, et peut vous coûter des millions de votes. C’est à la fois déprimant et abracadabrant. »
Tout à fait d’accord.