Cet amusant billet de petite anglaise me rappelle qu’après ma petite virée à Dunkerque, je comptais aborder le délicat sujet de la bise.
Le projet de deux ans sur lequel je travaille en tant qu’interprète s’achève en février. Les partenaires anglais et français ont participé à huit réunions de deux jours, plus plusieurs réunions intermédiaires de moindre ampleur. En conséquence, nous avons eu le temps de faire connaissance et une bonne ambiance règne dans le groupe.
Tout le monde s’entend bien, ce qui complique singulièrement les choses au moment de se saluer. Une ferme poignée de main satisfaisait tout le monde au départ, mais nous avons dépassé l’étape de la politesse formelle et j’ai remarqué que les français ont eu tendance à retrouver leur comportement naturel, autrement dit deux bises pour dire bonjour. Quand notre hôte française nous a accueillis la semaine dernière, j’ai noté un mouvement, que seul un œil français pouvait percevoir : elle allait faire la bise au chef de projet anglais, qui se tenait près de moi. Il n’a pas bronché.
Les anglais, bien entendu, gardèrent leur distance tout en la saluant gaiement. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai pensé que ça ne suffisait pas. J’ai peut-être outrepassé mon rôle d’interprète, toujours est-il que j’ai foncé sur elle pour lui faire la bise, ce qui a causé l’effet domino attendu. Après tout, elle jouait à domicile, il était normal qu’on respecte ses règles. Je sais qu’à ce moment, les partenaires anglais m’ont sans doute maudite intérieurement, mais il était évident que notre hôte était bien plus à l’aise.
Jetez un coup d’œil à cette carte des bises en France pour savoir combien de bises on attend de vous dans les différentes régions de France. Je ne sais pas si elle donne des informations exactes, mais elle pourrait bien être utile à certains !
Je m’en vais pour quelques jours. Je vous souhaite à tous d’excellentes vacances, quoi qu’elles signifient pour vous !