Nous avons passé le week-end chez des amies à Walthamstow (à l’Est de Londres). Samedi après-midi, nous sommes allées au pub pour jouer au billard. Nous avons trouvé un petit bijou : on pouvait y jouer non seulement au billard mais également aux fléchettes ! Je pensais qu’il me serait impossible d’être plus heureuse quand à un moment, j’ai entendu un bruit derrière moi et j’ai vu, comme par magie, un écran géant se dérouler depuis le plafond, juste à temps pour le début de Liverpool contre Newcastle. Il ne manquait que deux ou trois angelots replets batifolant dans les airs pour que cet endroit ne ressemble à s’y méprendre au paradis.
Après quelques parties de billards, nous avons décidé de jouer aux fléchettes. C’est là qu’on m’a dit que je devais me tenir derrière le [oki]. J’ai exprimé mon étonnement devant ce mot mystérieux, mais personne n’était certain de son orthographe et encore moins de ses origines. Mon dictionnaire bilingue me donne la traduction suivante, un rien longuette : « ligne derrière laquelle doivent se tenir les joueurs de fléchettes pour lancer ». Mon dictionnaire anglais monolingue ne le mentionne même pas. En désespoir de cause, je me suis tournée vers Google et j’ai trouvé l’explication suivante sur le site Web de Team Archers :

On dit qu’on mesurait la distance à laquelle les joueurs devaient se tenir en plaçant trois caisses d’une brasserie appelée Hockey and Sons (fournisseurs de bière dans le Sud-Ouest de l’Angleterre) devant la cible. Les caisses faisaient trois pieds de long, la distance entre la cible et la ligne de jet était donc de neuf pieds. Plus tard, la taille des caisses Hockey and Sons étant passée à deux pieds, on a donc dû en utiliser quatre, avec une distance de huit pieds. C’est resté la norme pendant de nombreuses années, et on l’utilise toujours dans certains endroits.
On dit que l’expression « toeing the hockey » vient des caisses Hockey and Sons, et la ligne de jet s’appelle toujours le « hockey », même si son orthographe la plus commune est « oche », prononcé sans le « h ».

Que ferions-nous sans l’Internet ?