Ce week-end un ami m’a donné un super petit livre, Schott’s original miscellany, de Ben Schott ; il s’agit d’un catalogue de petits faits intéressants (ou pas). Le premier article que j’ai lu concernait les prononciations surprenantes de noms de famille, dont en voici quelques exemples:

Orthographe Prononciation
Cholmondley Chumley
Mainwaring Mannering
Tyrwhitt Tirit
Featherstonehaugh Fanshaw
Woolfhardisworthy Woolsey
Wymondham Windam

Je suis sûre qu’il doit y avoir une bonne raison pour laquelle l’orthographe et la prononciation de ces mots ont si peu en commun, mais mes cours de phonétique à la fac sont bien distants.

Lorsqu’on apprend une langue et qu’on tombe sur un mot qu’on ne connaît pas, on essaie de passer en revue son vocabulaire pour voir s’il ne contient pas d’autres mots lui ressemblant et en déduire sa prononciation. Cela ne marche pas toujours. Je ne sais pas pourquoi, mais je bute sur la prononciation de certains mots, comme ploughman. Quand je le vois, au lieu de penser à plough (plaw), ce qui serait logique, je pense immédiatement à rough or tough (rœuf, tœuf), ce qui m’induit en erreur ; le visage du serveur ou de la serveuse en train de prendre ma commande m’indique rapidement que j’ai fait le mauvais choix.

D’autres mots me posent problème, comme shin (chin) et chin (tchin) ; pas moyen de me rappeler lequel veut dire tibia (shin) et lequel veut dire menton (chin). Dieu merci, après que j’aie demandé pour la énième à mon amie Beth si elle allait porter ses « chin pads » (protège-mentons) au foot, elle a décidé de prendre la situation en main. Heureusement, à l’époque elle étudiait la linguistique et elle a pu m’initier au mystérieux fonctionnement du langage:

Beth: « Bon, rappelle-toi, tes shins (chinz, tibias) sont près de tes shoes (chouz, chaussures), et ton chin (tchin, menton) est près de tes cheeks (tchiks, joues). »

Qui a dit que le langage ne respecte aucune logique ?