Le championnat du monde de snooker est à présent terminé. Pendant deux semaines, nous avons eu des parties tous les jours et en soirée. Le bonheur à l’état pur. Rien de tel que ce jeu bien britannique, avec ses angles, ses jolies couleurs, ses nœuds papillons, ses calculs alambiqués et ses lumières crues et sans pitié sur tant de visages pâles, pour me scotcher à mon canapé.
Dieu merci, mon obsession de la ponctualité est plus solide que ma fascination pour ce jeu ou mon travail aurait pu grandement en souffrir. J’ai recherché les origines du mot snooker et j’ai trouvé ma réponse ici. Cette histoire m’a plu, en voici donc la traduction.

On dit que le terme « snooker » a été créé par le colonel Sir Neville Chamberlain (qui n’était pas apparenté au premier ministre du même nom) en 1875. Dans le mess des officiers de Jubbulpore, en Inde, les jeux d’argent, comme « pyramids », « life pool » et « black pool » étaient très appréciés, le dernier se jouant avec quinze boules rouges et une boule noire. Quelques années plus tard, on y ajouta les boules jaune, verte et rose, puis bleue et marron. Un après-midi, le régiment Devonshire de Chamberlain reçut la visite d’un jeune officier qui avait été formé à la Royal Military Academy à Woolwich. Cet officier expliqua qu’à l’Academy, un cadet de première année se faisait appeler un « snooker ». Plus tard, lorsque l’un des joueurs manqua une boule, Chamberlain s’exclama : « Quel « snooker » vous faites ! ». Il expliqua ce qu’il entendait par là et ajouta qu’ils étaient tous des « snookers » à ce jeu. Ce nom fut adopté pour le jeu lui-même.