Le Guardian a publié la version courte d’un échange d’e-mails entre une romancière anglaise et son traducteur russe. Cela nous permet de comprendre les difficultés auxquelles les traducteurs ou traductrices se trouvent confrontés s’ils n’ont jamais vécu dans le pays de sa langue source. Sans avoir vécu dans les îles britanniques, comment pourrait-on savoir comment traduire « snakebite », « Essex girl », « going out on the pull », « Hello Kitty socks », etc. ? Leur correspondance montre qu’au fil du temps, ils ont développé une chaleureuse amitié et ont ainsi pu surmonter la barrière culturelle qui se dressait entre eux, passage obligé de toute bonne traduction. Comme Dennis (le traducteur) le mentionne, Vladimir Nabokov tenait à être en contact avec les personnes chargées de traduire ses œuvres, et c’est une pratique qui devrait être encouragée entre tous les auteurs et leurs traductrices et traducteurs.
En plus, on apprend que SMS en russe se dit « es-em-esky », information qui ne manquera pas d’impressionner vos interlocuteurs si vous la mentionnez avec nonchalance au détour d’une conversation.