Je suis tombée sur l’expression the writing is on the wall (littéralement l’inscription est sur le mur) dans un document sur l’environnement expliquant que le changement du climat et ses conséquences néfastes sont inéluctables. J’ai tout de suite pensé à traduire cela par C’est écrit (et je n’arrive toujours pas à me débarrasser de la chanson de Francis Cabrel). L’expression anglaise provient d’un épisode de la Bible :
Daniel 5:5

Un jour, le roi Balthazar organisa un banquet en l’honneur de ses mille dignitaires et se mit à boire du vin en leur présence. Excité par le vin, Balthazar ordonna d’apporter les coupes d’or et d’argent que Nabuchodonosor, son père, avait rapportées du Temple de Jérusalem. Il avait l’intention de s’en servir pour boire, lui et ses hauts dignitaires, ses femmes et ses concubines. Aussitôt, on apporta les coupes d’or qui avaient été prises dans le Temple de Dieu à Jérusalem, et le roi, ses hauts dignitaires, ses femmes et ses concubines s’en servirent pour boire. Après avoir bu du vin, ils se mirent à louer les dieux d’or, d’argent, de bronze, de fer, de bois et de pierre.
A ce moment-là apparurent soudain, devant le candélabre, les doigts d’une main humaine qui se mirent à écrire sur le plâtre du mur du palais royal. Le roi vit cette main qui écrivait. Alors son visage devint blême, des pensées terrifiantes l’assaillirent, il se mit à trembler de tout son être et ses genoux s’entrechoquèrent.

Dieu est en colère. Balthazar et ses invités l’ont défié et se comportent de manière honteuse, il leur envoie donc un message : Babylone va chuter. Je ne sais pas si l’expression française a la même origine ou si elle a été empruntée (sous une forme écourtée) à l’anglais. Sa signification s’éloigne de celle de l’expression anglaise : the writing is on the wall annonce une catastrophe inévitable, tandis que c’est écrit annonce un événement inévitable, qui peut être positif (ex : « elle va obtenir une promotion, c’est écrit »). Dans mon document, the writing is on the wall était suivi d’un liste des catastrophes qui vont nous tomber dessus, j’ai donc pensé que la neutralité de c’est écrit ne posait pas problème : le texte indiquait clairement que notre destin n’est pas reluisant.