Ah, l’Écosse. Ses vallons aux couleurs changeantes, ses habitants à l’accent chantant (et incompréhensible), ses montagnes censées offrir refuge à quelques aigles royaux (à ce qu’il paraît ; ils ont été timides jusqu’au bout). Ces discrets habitants de la belle Écosse m’ont rappelé l’expression « to watch like a hawk » (surveiller quelqu’un à la manière d’un faucon). Je la trouve très éloquente : comme un faucon qui ne quitte pas sa proie des yeux, je concentre toute mon attention sur une chose et une seule.
Manque de chance, ce n’est pas le sens exact de cette expression. Il y a quelques temps, j’ai lu un court article dans le journal The Independent qui expliquait qu’elle fait référence aux techniques des fauconniers d’antan, qui « observaient leur faucon » pour le dresser. Le fauconnier restait éveillé jusqu’à ce que, après plusieurs heures, l’oiseau de proie consente enfin à s’endormir sur le poignet de son maître. C’est donc l’oiseau qui se fait observer, pas l’inverse.