Information liée à la traduction pêchée dans Le Nouvel Observateur : plus de la moitié des dix nouveaux pays qui doivent rejoindre l’Union européenne le 1er mai n’ont toujours pas achevé la traduction des 85 000 pages de lois européennes dans leur langue nationale. Retard qui pourrait poser d’épineux problèmes juridiques : les lois européennes ne sont en effet pas applicables par un pays tant qu’elles n’ont pas été publiées dans sa langue officielle…
Il n’est pas vraiment étonnant que la question de la traduction soit aussi cruciale au sein de l’UE, vu le nombre de langues différentes parlées sur un territoire relativement restreint. L’UE ne peut pas fonctionner sans nous autres, traductrices et interprètes, et je me demande si on conclura un jour que l’espéranto est la voie de l’avenir, la seule permettant d’éviter de traduire et d’interpréter tant de combinaisons de langues.