À partir d’aujourd’hui, je prends dix jours de congés et j’ai juré de ne pas aller à moins d’un mètre d’un ordinateur. Pourquoi ? Parce que cela fait quelques semaines que j’ai mal au dos, et je ne pense pas que cela soit uniquement dû au fait que j’appartiens dorénavant au clan des trentenaires.
Jusque-là, je n’avais jamais eu de problèmes de dos, mais on dirait que plusieurs mois chargés ont tout changé. Maintenant, il suffit que je passe un peu trop longtemps devant mon ordinateur pour que mon cou se raidisse et que je ressente une douleur lancinante au bas de ma colonne vertébrale. Malheureusement, mon travail exige que je passe la plus grande partie de mes journées à tapoter devant mon écran.
Mon autre problème, c’est que je n’aime pas vraiment les exercices recommandés pour pallier ce genre de problème ; je dois être la seule personne au monde qui se sent incroyablement tendue et plus proche d’une tueuse en série que du Bouddha après un cours de yoga. Mon habitat naturel, où je m’épanouis le mieux, c’est un terrain de foot bien boueux, pas une salle de méditation où flottent des effluves d’encens, tendance qui n’est sans doute pas étrangère à mes problèmes de dos.
Même avant d’avoir la moindre douleur, j’étais consciente du fait que je devais prendre soin de mon dos. J’ai un bon fauteuil, je me tiens bien, j’essaie de faire des pauses fréquentes (d’accord, c’est un mensonge, quand je suis plongée dans mon travail, des heures, des journées et des semaines entières peuvent s’écouler sans que je quitte mon écran des yeux), mais il est évident que cela ne suffit pas. Je connais deux ou trois personnes qui ont eu de graves problèmes de dos (hernies discales, opérations chirurgicales, etc.) et qui ne jurent que par la technique Alexander. Après mon expérience désastreuse du cours de yoga, j’ai donc décidé de l’essayer. J’ai commencé à prendre des leçons en avril 2003, juste au moment où ma charge de travail a commencé à s’alourdir après une période relativement calme. Après quelques mois, je n’ai observé aucun changement dans mon bien-être général, mis à part le fait que j’ai pris conscience de ma tendance à contracter mes épaules. C’est pour cela que j’ai arrêté de prendre des leçons après Noël et depuis, j’ai mal au dos. Sans que je m’en rende vraiment compte, il semble bien que mes leçons de technique Alexander m’aient été bénéfiques.
Conclusion ? Deux résolutions pour mon retour de vacances :