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Hier, j’ai passé une très bonne journée à faire l’interprète en France. Durant le voyage du retour en Eurostar, j’ai pu réfléchir au déroulement de la réunion et à la façon dont je pourrais améliorer mes méthodes de travail dans un contexte d’interprétation. Il existe un aspect de mon travail au sujet duquel je n’ai jamais lu d’ouvrage théorique ou suivi de formation spécifique : la prise de notes. Elle ne me pose pas de problème particulier, et mon système fonctionne bien, mais je n’ai jamais consacré de temps à réfléchir à la manière dont je pourrais tirer le meilleur parti des notes que je prends lorsque mes clients parlent.
J’ai tendance à noter noms, chiffres et dates, qui sont difficiles à mémoriser, et certains mots-clés, avec quelques signes indiquant les relations entre les mots : => pour une conséquence, + pour une coordination, etc. Je pense que mon travail pourrait vraiment bénéficier d’une utilisation plus rigoureuse de ces signes qui indiquent la structure logique d’un discours. Ainsi, je pourrais être en mesure d’écrire non pas les mots utilisés, mais la réflexion et le raisonnement de l’intervenant, ce qui, j’imagine, me permettrait de me libérer complètement de la langue source et de faire passer le message de manière plus naturelle.
J’ai également tendance à prendre mes notes dans la langue source ou cible, en fonction de ce qui me vient au moment où je dois consigner une information. Je suis certaine qu’il serait plus facile de n’utiliser qu’une langue, et d’après mes recherches, il semble que la plus appropriée est la langue cible.
Pour trouver des réponses à mes questions, j’ai commandé le livre suivant : Note-taking for Consecutive Interpreting – A Short Course (Andrew Gillies). Les ouvrages sur les techniques d’interprétariat sont plutôt rares, et celui-ci semble se concentrer sur la pratique, ce que je recherche. Je vous dirai ce que j’en pense.