Les Français adorent emprunter des mots anglais qui n’existent pas. Après le parking (car park en anglais), le camping (campsite en anglais), je vous présente un nouveau venu : le testing. Je sais bien que le mot testing existe en anglais, mais il n’a pas la très spécifique signification de son homologue d’outre-Manche. En français, il désigne la stratégie utilisée par les organisations de lutte contre le racisme pour dévoiler les pratiques discriminatoires de certaines boîtes de nuit. On envoie des Noirs, des Blancs et des Beurs dans les boîtes de nuit ; si seuls les Blancs sont autorisés à entrer, on peut conclure que les Noirs et les Beurs sont victimes de discrimination, et comme la Cour de Cassation a validé cette méthode, les boîtes en question peuvent être poursuivies. Si l’on en croit un article du Nouvel Obs, « la nuit du testing » organisée en juillet par SOS Racisme a révélé que 40% des établissements testés se rendaient coupables de discrimination.
Cela me rappelle l’expression « délit de faciès », qui veut dire qu’une personne est considérée suspecte juste parce qu’elle a l’air étrangère (par exemple, on pourrait dire que le Brésilien Jean-Charles de Menezes a été tué pour « délit de faciès »). Je ne connais pas d’équivalent en anglais, je devrais donc paraphraser s’il m’arrivait de trouver cette expression au détour d’une phrase.
Pas de blogger de passage ce mois-ci, j’ai malheureusement dû négliger mon blog ces dernières semaines pour me concentrer sur mon travail. Désolée !