Lorsqu’on interprète, il est absolument crucial de bien se préparer. Vos clients comptent sur vous pour communiquer le plus naturellement possible, et vous ne pourrez atteindre cet objectif que si vous connaissez bien le sujet et la terminologie utilisée. Sinon, les pauses s’accumulent et on passe son temps à paniquer et à se creuser le cerveau pour trouver les bons termes ; au bout du compte, un échange efficace se transforme en épreuve déprimante.
Demain, je vais servir d’interprète durant une réunion entre des personnes qui travaillent pour le diocèse de Chichester et leurs homologues français. Ils vont parler de projets de rénovation d’églises. Quand ils m’ont contactée pour me demander si je voulais bien les aider, j’ai accepté en sachant qu’une telle mission exigerait énormément de préparation. Cela n’est pas inhabituel ; pour une journée d’interprétariat, je passe en général une journée à faire des recherches et à lire des documents pour me familiariser avec le domaine abordé. La coordinatrice du projet m’a gentiment envoyé de nombreux documents de référence, mais un domaine m’inquiétait un peu : la terminologie liée à l’architecture religieuse. C’est là que j’ai réalisé que je connais un chanoine retraité de la cathédrale de Durham, qui était également à la tête du comité consultatif du diocèse de Durham chargé de l’entretien des églises. Parfait ! Je lui ai demandé de me dessiner, vite fait, une église avec les noms de ses différentes parties, et voici ce que j’ai reçu la semaine dernière :
englishchurch
C’est pas génial ? Il m’a suffi de trouver les équivalents français. Maintenant, ils peuvent utiliser tout le jargon dont ils ont envie, je suis prête.