« Dis donc, tu adores les points-virgules. »
Ce commentaire de Paul, à qui j’avais demandé de vérifier une phrase qui me semblait bancale, a mené à une discussion sur cet outil de ponctuation bien pratique. J’ai été incapable d’expliquer la manière dont il diffère d’une virgule ou des deux-points ; je ponctue ma prose à l’instinct, comme la plupart des gens, j’imagine. Ça « colle » ou ça ne « colle pas », point final. J’ai cherché une définition du point-virgule, et voici ce que le Penguin Guide to Punctuation nous dit (ma traduction) :

Le deux-points est utilisé pour indiquer que ce qui suit est une explication ou un développement de ce qui précède. Une fois qu’on a présenté un fait en termes généraux, on peut utiliser un deux-points pour l’expliquer en termes plus précis.
Exemple :
Un détail lui échappait : la différence entre un point-virgule et un deux-points.

Le point-virgule n’a qu’une utilisation principale. On l’utilise pour relier deux phrases complètes, qui n’en font plus qu’une, lorsque toutes les conditions suivantes sont rassemblées :

1. Les deux phrases sont trop proches pour être séparées d’un point ;

2. Absence de mot faisant la liaison et qui nécessiterait une virgule, comme « as » ou « but » ;

3. Absence des conditions spéciales exigeant un deux-points.

Exemple :

Son problème était limpide ; elle ne connaissait pas la différence entre un point-virgule et un deux-points.

Il ne me reste plus qu’à passer en revue tous mes articles pour vérifier que j’ai bien utilisé tous les points-virgules…