Les personnes qui souhaitent exercer une profession indépendante doivent se débrouiller toutes seules, car très peu d’aide leur est offerte. Lorsque j’ai décidé de me lancer, j’ai participé à quelques séminaires touchant avant tout aux impôts et à la comptabilité. Je n’y ai pas compris grand-chose. Pour le reste, j’ai dû improviser, et tout n’a pas coulé de source.
Je n’avais aucune stratégie marketing, et ma clientèle a stagné pendant très longtemps. J’ai décidé de travailler à la maison sans penser aux conséquences et j’ai fini par beaucoup souffrir de solitude. Je n’avais aucune notion de sécurité informatique et j’ai perdu toutes mes données suite à un gros pépin. J’ai passé des journées entières à scruter mon écran et mon dos n’a pas apprécié du tout (ça va beaucoup mieux, merci). Je n’avais pas défini de modalités de paiement ou de système de suivi de mes factures, ce qui a beaucoup nui à mes rentrées d’argent.
Phil Gyford, dans son excellent beginner’s guide to freelancing (guide à l’intention des indépendants en herbe), aborde toutes ces questions et détaille tous les domaines qu’il est nécessaire de prendre en compte lorsqu’on se lance dans une profession indépendante. J’aime beaucoup la structure de son guide, car elle résume tous les points dont on doit être conscient : vous êtes votre propre service marketing, votre propre patronne, votre propre service des ressources humaines, votre propre chef de projet, etc. Quand j’ai démarré, j’aurais dû réfléchir en profondeur à toutes ces questions au lieu de devoir résoudre des problèmes qui auraient pu être facilement évités au fur et à mesure qu’ils se présentaient. J’aurais évité pas mal d’écueils si Phil avait rédigé son guide il y a six ans !