Syriana, le titre du dernier film de George Clooney, est un terme utilisé par les groupes de réflexion de Washington pour décrire un hypothétique réalignement au Moyen-Orient.
Voici ce qu’en dit Stephen Gaghan, le réalisateur :

« Syriana » was a term that I heard in think tanks in Washington, I believe it referenced the pox « Syriana » but in the fall of ’02 it seemed to stand for a hypothetical redrawing of the boundaries in the Middle East. For my purposes, I thought it was just a great word that could stand for man’s perpetual hope of remaking any geographic region to suit his own needs, a dream that in the case of the Middle East has been going on at least since the time of Caesar in 80 B.C. I also always loved the title « Brazil » for the Terry Gilliam movie and at various times considered calling « Syriana » « Singapore » for no good reason at all, other than it sounds like it could be a meditation on one possibility of what the future could look like. Because I believe decisions we — and by we, I mean our government and the American people — are making right now are going to impact all of us for a very, very long time to come.

Syriana est un terme utilisé par les groupes de réflexion de Washington. Je pense qu’il faisait référence à la « pox Syriana », mais à l’automne 2002, il semblait désigner un changement hypothétique des frontières au Moyen-Orient. Pour moi, c’était juste un mot génial qui pouvait représenter l’espoir perpétuel de l’homme de refondre toute région géographique au gré de ses besoins, un rêve qui, dans le cas du Moyen-Orient, est présent depuis au moins le règne de César, en 80 av. J-C. J’ai aussi toujours adoré le titre « Brazil » du film de Terry Gilliam, et j’ai pensé à appeler « Syriana » « Singapore », sans bonne raison, juste parce que ça pouvait être une réflexion sur un scénario possible pour notre avenir. Parce que je pense que nous allons ressentir l’impact des décisions que nous (par nous, j’entends notre gouvernement et le peuple américain) sommes en train de prendre pendant très, très longtemps.

Que signifie « pox Syriana » ? Eh bien, rien du tout. C’est une coquille, il voulait dire « pax Syriana ». La coquille est l’ennemie jurée de la traductrice ; à cause d’une simple erreur, elle peut passer des heures à se gratter la tête, mener des recherches sans fin sur l’Internet, élaborer toutes sortes d’hypothèses expliquant qu’il s’agit d’une allégorie, une certaine vision du monde se répandant comme une épidémie, demander à l’ensemble de ses collègues, amassés et dubitatifs autour de son écran, ce qu’ils en pensent, vu qu’elle met en doute sa connaissance de la langue anglaise, jusqu’à ce que quelqu’un demande « Ça serait pas « pax Syriana », par hasard ? »…