J’ai passé la majeure partie de la semaine dernière à faire l’interprète dans la magnifique ville de Rouen. En fait, ce n’est pas tout à fait vrai ; non seulement j’ai fait l’interprète au cours de réunions et dîners de travail, mais j’ai aussi dû enfiler un polo bleu et rejoindre l’équipe du bus Rethink Rubbish (une mission de sensibilisation aux déchets de l’East Sussex County Council.
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Comme je traduis leurs documents depuis deux ans, et que je leurs sers d’interprète durant leurs réunions, mes clients pensaient que je connaissais assez bien leur travail pour les aider à apporter leur message aux Français.
Nous avons visité plusieurs écoles de l’agglomération, où nous avons enseigné aux enfants comment recycler, réduire, réutiliser et composter par le biais de jeux et de conversations avec eux. Ce n’était donc pas à proprement parler de l’interprétariat, vu que j’ai dû faire preuve d’initiative et aider les enfants à bien utiliser les activités tout en traduisant les explications et instructions de mes clients. Samedi, le bus était dans le centre de Rouen, où nous avons encouragé le grand public à venir nous voir. Nous disposions des mêmes ressources, mais j’ai fait encore moins appel à mes clients, vu que de nombreuses personnes sont venues nous parler. À ce stade de notre séjour, j’étais capable de répondre à la plupart de leurs questions sans passer par les personnes qui travaillent normalement dans le bus.
Je ne savais pas trop à quoi m’attendre, vu que je n’avais jamais rien fait de tel auparavant, mais j’ai passé une excellente semaine ; mes clients sont d’excellente compagnie, et je ne me suis pas ennuyée une seconde. J’ai aussi eu pas mal de temps libre, ce qui m’a permis de découvrir Rouen, une magnifique ville imprégnée d’histoire, et en particulier d’histoire anglo-française : c’est à Rouen que les Anglais ont brûlé Jeanne d’Arc. Plus de 500 ans plus tard, ils sont revenus pour convaincre les Français de ne pas incinérer toutes leurs ordures. Ironie, quand tu nous tiens…
Moment marquant : celui où j’ai convaincu une des partenaires françaises que mon tee-shirt était fait à partir de bananes recylées.
Moment à oublier : celui où j’ai (mal) traduit « ris de veau » (après avoir consulté plusieurs Français à notre table, vu que je n’étais pas sûre de ce que c’était) en veal’s brains (cervelle de veau), à la plus grande horreur des Anglais présents. Il ne s’agit pas de cervelle de veau ; les ris de veau sont en fait une glande du veau appelée thymus. Je ne sais pas si c’est beaucoup mieux.