Bien que je sois convaincue qu’il soit possible de s’approprier certains mots hostiles, et même si certaines de mes amies pensent que c’est le cas du mot « bitch », qu’elles utilisent de façon positive, je continue à trouver ce terme blessant et inacceptable, qu’il soit synonyme de « femme » ou lancé en guise d’insulte. Cependant, cet article de Kate Figes, dans le Guardian d’aujourd’hui, pourrait m’aider à voir les choses sous un autre angle, et en particulier cette citation du magazine féministe américain BITCH :

When it’s being used as an insult, bitch is an epithet hurled at women who speak their minds, who have opinions and do not shy away from expressing them and who do not sit by and smile uncomfortably if they are bothered or offended. If being an outspoken woman means being a bitch, we will take that as a compliment, thanks.
(L’épithète « bitch », sous sa forme d’insulte, est balancé aux femmes qui disent ce qu’elles pensent, qui ont des opinions et n’ont pas peur de les exprimer, ou qui ne se satisfont pas de rester dans leur coin avec un sourire crispé si quelque chose les ennuie ou les blesse. Si avoir le courage de s’exprimer fait de nous des « bitches », nous prenons ça comme un compliment, merci beaucoup.)