Volet 1
Volet 2
Déjà deux mois depuis mon dernier billet… toutes mes excuses pour ce long silence mais l’été a été bien chargé.
Non pas que je l’ai passé à travailler sur un premier gros projet ou à jouer les touristes. J’ai seulement déménagé : nouvelle maison, nouveau pays : après le Pays de Galles, l’Écosse. Cela s’est décidé très rapidement, en moins de deux mois. Autant dire que les recherches que j’ai effectuées sur les différentes structures d’aide aux entreprises à travers le Royaume-Uni vont m’être bien utiles.
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S’il est vrai que j’ai opté pour cette carrière en partie pour être mobile, jamais je n’ai imaginé que je déménagerais en plein lancement. C’est pour dire, mes cartes de visite sont arrivées la veille de notre départ pour l’Écosse. Toutes ces superbes cartes, à l’allure très professionnelle et personne, mis à part les amis, à qui les donner ! Quel dommage !
Même si, malgré la recherche d’appartement et les cartons à faire, j’ai réussi à respecter le planning que je m’étais fixé pour l’été, je n’ai toutefois pas réussi à contacter les entreprises sur ma liste. Le temps de lancer mon site Internet et d’obtenir le titre officiel de membre de l’IOL, et nous étions déjà à la mi-août : la plupart des entreprises de la région étaient alors en congé annuel. De plus, j’avais peur que présenter mes services une semaine avant de partir à 500 kilomètres de là soit inutile voire dommageable. Bien m’en a pris car je me retrouve sans ligne fixe ni connexion Internet pendant au moins quinze jours ! Bien que je puisse faire mon travail partout dans le monde, je trouvais que c’était important au moment d’approcher mes clients potentiels de leur faire sentir que j’étais non seulement près d’eux mais aussi dans des conditions optimales de travail.
Quant à la manière dont je sélectionnai mes cibles, je commençai par jeter un coup d’œil aux entreprises phares du Ceredigion. Par la suite, ma conseillère au Business Eye m’encouragea à contacter International Trade Wales, l’organisme de commerce international géré par l’assemblée nationale du Pays de Galles. Elle se rappelait qu’ils tenaient à la disposition des entreprises voulant exporter une base de données de traducteurs. Malheureusement, la base de données a disparu au profit d’un site Internet d’appel d’offres. Je m’inscrivais sur ce site et m’enquérais auprès du Business Eye des formations à suivre pour répondre à des appels d’offres, mais jusqu’ici pas de réponse.
A l’époque, ce que je recherchais c’était un organisme qui puisse me donner le nom des compagnies exportatrices de la région. Vu qu’il n’y avait pas de Chambre de commerce dans les environs, je ne savais pas vers qui me tourner. C’est alors que j’entendis parler du Mid-Wales Manufacturing Group et que je réussis à me procurer un exemplaire de leur annuaire : ce petit livret donne une présentation détaillée de chacun de ses membres incluant le nombre de salariés, le type d’activités, le chiffre d’affaire, le marché ciblé et la personne à contacter.
Je commençai par sélectionner les entreprises qui correspondaient à mes spécialisations et qui exportaient vers l’Europe ou ailleurs dans le monde. Ensuite, j’allai faire un tour sur leur site Internet (quand elles en avaient un) pour voir s’il était traduit en français ou dans une autre langue.
Partagée entre l’envie de sauter le pas et l’appel à la prudence, sachant que je n’étais pas encore dans une position de force, je décidai tout de même de contacter une entreprise, juste pour voir ce qu’il adviendrait. L’entreprise que je sélectionnai présentait trois avantages : tout d’abord, je connaissais le directeur, ce qui m’autorisait une approche moins formelle; ensuite, ses activités m’intéressaient et j’avais les compétences nécessaires, enfin son site internet était traduit en allemand, en espagnol, en polonais et en gallois mais pas en français alors que leur travail en France était mentionné. J’envoyai alors un courriel soulignant l’absence remarquée de version française. Je reçus une réponse positive ; toutefois je dois attendre qu’ils refassent leur site avant.
Le grand saut dans le monde du travail indépendant présente une difficulté que j’avais jusqu’ici sous-estimée : la gestion du temps entre les promesses et leur concrétisation (si jamais nous arrivons à ce stade). J’imagine que c’est comme à la pêche : On lance l’appât, on attend (parfois en vain), puis on sent une touche mais parfois, le temps de remonter sa ligne, le poisson est déjà parti ! Et bien, j’ai l’impression d’être sur le point de partir pour une longue campagne de pêche avec son lot d’attente, de faux espoirs mais, espérons-le, de grosses prises aussi !
Vendre mes services est pour l’instant ce que je redoute le plus…comment dois-je m’y prendre ? Par courrier ? Par démarchage téléphonique ? En personne? (mais il me faut d’abord un rendez-vous). En tout cas, je sais très bien qu’il faut que je m’adresse à la bonne personne, celle qui a les pouvoirs de décision. Plus facile à dire qu’à faire… Heureusement, ma conseillère m’a proposé de vérifier ma liste et de suggérer des personnes à contacter si besoin est. Quant aux rendez-vous à proprement parler, je pense que des jeux de rôles pourraient m’aider à prendre confiance en moi ainsi qu’à apprendre à convaincre mes clients potentiels.
J’ai pour projet dans les semaines à venir d’essayer de récolter les fruits de mon travail de préparation au Pays de Galles, tout en recommençant en Écosse. Je compte aussi commencer à envoyer mon CV (que recommandez-vous : faut-il le faire en ligne ou l’envoyer avec une lettre de motivation ?) à des agences de traduction, d’abord en Écosse puis partout dans le royaume. Certains d’entre vous doivent penser que j’aurai dû commencer par là. Mais j’ai attendu pour plusieurs raisons : la première est qu’en plus du DipTrans, il me fallait absolument mon adhésion à l’IOL ; ce qui est chose faite depuis trois semaines seulement. La deuxième est que la plupart des agences exigent au mois cinq ans d’expérience à plein temps dans le métier (critère que je ne remplis évidemment pas). Enfin, je ne voulais pas avoir l’impression que mon avenir professionnel dépendait du seul bon vouloir des agences de traduction. Pour l’instant, ma stratégie consiste à cibler deux marchés différents : d’un côté les entreprises par le biais de mon site Internet et du démarchage, et de l’autre les agences de traduction.
Mais avant de contacter ces dernières, je veux terminer le projet sur lequel je travaille en ce moment, en espérant qu’il m’apportera de précieuses références. Après plusieurs tentatives infructueuses, ma candidature sur le site de Bénévolat en ligne pour l’ONU a enfin été retenue (reste à savoir si je le dois à tous mes collègues partis en vacances ou au lien vers mon site professionnel).
Le prochain volet de ce journal sera consacré à la promotion de mon site Internet et à la manière dont j’ai géré mon premier gros projet. En attendant, vos commentaires et vos conseils sont les bienvenus.
Marie

À suivre.