« Bonjour madame, je vous appelle de la part de Cuisines Géniales car nous offrons des prix réduits aux habitants de votre quartier. »
« Je n’ai pas besoin d’une cuisine, merci. »
« C’est très bien ça, puis-je vous demander l’âge de votre cuisine ? »
« Elle a environ six ans. »
« Et puis-je vous demander si elle est en bon état ? »
« Pas vraiment, elle est un peu tattered (en loques). »
Silence.
« Merci de votre attention madame, au revoir. »
Incroyable. Il n’a même pas essayé d’insister ! Je raccroche et je demande : « Tattered, c’est le bon mot ? Je crois que je voulais dire battered (esquintée). Ou tatty (fatiguée). »
Mes collègues m’assurent que tattered appartient bien au vocabulaire anglais, mais qu’il ne convient pas pour décrire une cuisine. Il est normalement utilisé en relation avec quelque chose qu’on peut déchirer. Quoi qu’il en soit, il m’a fallu largement moins des 20 minutes habituelles pour me débarrasser du télévendeur. Le mot tattered serait-il un talisman contre ces fâcheux ? L’ail de ces Draculas ?
Tu parles. Cinq minutes plus tard, une de ses collègues me rappelle pour me proposer de retaper ma cuisine. Il me faut 20 minutes pour m’en débarrasser.