À mon arrivée en Angleterre, j’ai commencé par avoir beaucoup de mal à converser en anglais et j’ai remarqué que tout devenait plus simple après quelques verres de la bière tiède que mes nouveaux amis semblaient tant apprécier. J’ai toujours pensé que cela était dû à l’effet désinhibiteur de l’alcool : on est plus détendu, on se fiche un peu de faire des erreurs et en conséquence, on communique plus facilement.
À présent, je ne suis plus tellement sûre de la véracité de ma théorie. Mercredi dernier, avant mon match avec ma nouvelle équipe de foot, j’arrivais à peine à comprendre notre gardienne, qui a passé toute sa vie à Leeds et parle avec un fort accent du nord. Après le match cependant, alors que nous fêtions notre victoire avec une bière réhydratante, j’ai passé une bonne heure à papoter avec elle sans interprète. J’ai fait une rapide recherche sur l’Internet, mais impossible de trouver une étude sur la relation entre l’alcool et les compétences linguistiques. Quelqu’un pourrait m’éclairer ?