Suite à mon billet conseil à une étudiante en traduction, une lectrice m’a demandé ce que je ferais dans les situations suivantes :
Un client se plaint de la qualité d’une traduction. Vous savez que vous avez fait du bon travail, comment vous défendez-vous ?
Cela m’est arrivé hier. Mon client, une agence avec qui je travaille depuis 8 ans, m’a renvoyé une traduction faite en décembre. Le client en avait corrigé environ 75% et l’agence m’a demandé d’analyser ces modifications. J’ai constaté que le relecteur avait changé la majorité des termes techniques du texte ; pourtant, je les avais trouvés dans un document de référence que le client avait envoyé pour assurer la cohérence de cette nouvelle traduction avec d’autres travaux effectués précédemment. J’ai aussi remarqué que le texte corrigé contenait plusieurs erreurs qui n’étaient pas dans ma traduction.
J’ai rédigé un rapport donnant le détail des différentes corrections par catégorie. J’ai conclu en disant que la terminologie du texte ne respectait plus celle d’anciennes traductions en français et que la nouvelle traduction devait être à nouveau relue pour en éliminer les erreurs.
On vous demande de relire une traduction avant de l’envoyer au client ; elle est pleine d’erreurs. Que faites-vous ?
Quand un nouveau client me demande de réviser ou de relire une traduction, je demande toujours à voir le texte avant d’accepter. Dans notre secteur, il arrive souvent qu’on confie une traduction à une personne sans qualification et je refuse de corriger un document qui doit être repris à zéro. Si le document est envoyé par un client en qui j’ai confiance, je le contacte pour expliquer que la traduction est tellement mauvaise que je vais devoir facturer un taux supérieur pour prendre en compte le temps supplémentaire qu’il me faudra pour parvenir à un texte de qualité.
Pour d’autres situations difficiles, allez voir 10 situations pas commodes dans lesquelles une traductrice risque de se retrouver et comment s’en sortir.