déplacage_gazonOn a beau passer des heures à se préparer pour une mission d’interprétation, on peut toujours compter sur des surprises. Je ne parle pas de devoir sauter sur un tracteur pour pouvoir expliquer comment il fonctionne, encore que mon client ait apprécié que j’accepte sans problème de travailler dans des conditions hors du commun (c’était sympa !). Non, je veux parler de terminologie.
J’avais mené des recherches approfondies sur le déplacage du gazon, y compris la composition des sols ; quand mon client anglais a expliqué que la machine à déplaquer le gazon était très bien adaptée aux sols riches en loam, je me suis félicitée intérieurement et j’ai utilisé le mot français « loam », qui faisait partie du petit glossaire que j’avais compilé.
Mine intriguée des Français. Ils n’avaient jamais entendu parler de « loam ». Dans ce genre de situation, il peut être tentant de paniquer ou de maudire les dictionnaires en ligne, mais il faut résister à cette envie. Il vaut mieux dire aux clients qu’on a une lacune et trouver le moyen de la pallier. Dans ce cas, j’ai demandé qu’on me décrive ce qu’est le loam : il s’agit d’un matériau entre le sable et l’argile. Quand j’ai relayé cette information aux Français, ils se sont exclamés : « Ah, du limon ! ».
J’essaie toujours de m’assurer que mes connaissances sont exhaustives quand j’interprète, mais c’est impossible. Quand on se trouve face à un tel problème, il faut accepter ses limites, ne pas se laisser déstabiliser et tout faire pour trouver une solution rapide (sans tomber du haut du tracteur).