J’ai très bien mangé à Brasserie Blanc mardi soir, mais j’ai été très déçue par la qualité de la traduction française du menu. Ne serait-il pas temps d’appeler une traductrice professionnelle à la rescousse ? La traduction de menus est extrêmement difficile : le vocabulaire alimentaire est tellement riche, précis et propre à une culture précise qu’une connaissance intime des deux cultures et de leurs langues, associée à des compétences pointues en terminologie, sont nécessaires pour parvenir à un bon résultat.
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Outre la médiocre qualité de la traduction, qui semble « oublier » une grande partie de la version anglaise, ce menu contient de nombreuses erreurs qui suggèrent que la relecture est également passée à la trappe. J’ai déjà abordé les questions d’édition et de relecture, deux exercices qui me plaisent beaucoup : il est très prenant de partir à la chasse des rares mais inévitables erreurs dans le travail d’un collègue. On peut y voir un jeu et il est très satisfaisant d’ajouter un « s » oublié ou de repérer un accord bancal. C’est un travail d’une grande technicité, qui nécessite une approche méthodique : cet article d’Interactive Training donne tout plein de conseils bien utiles. Il est en anglais, désolée, j’ai essayé d’en trouver un aussi bon en français, sans succès. J’aime tout particulièrement le conseil 11 : pour repérer les coquilles, lire le text à l’envers pour ne pas se laisser distraire par le fond du propos.
Combien d’erreurs trouvez-vous dans la traduction française du menu ? Mon billet contient aussi une coquille volontaire, arriverez-vous à la trouver ?