Dans ma série « À la découverte des grandes villes britanniques », c’était le tour d’Édimbourg ce week-end. C’est l’une de mes villes préférées et les préparations pour le festival annuel battaient leur plein ; entre autres délices culturels au programme, son célèbre Tattoo militaire. Ce mot m’a intriguée, donc, bien entendu, j’en ai recherché l’origine :

« signal, » 1688, « signal rappelant les soldats ou marins à la caserne en fin de soirée, » auparavant tap-to (1644, ordre du Colonel Hutchinson pour la garnison de Nottingham), dérivé du néerlandais taptoe, de tap « robinet d’un tonneau » + toe « fermer. » Ce nom vient du fait que, le soir, la police allait de taverne en taverne pour fermer les robinets des tonneaux. Le transfert de sens « battement de tambour » est observé dès 1755.

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Un joueur de tambour suivait donc un officier chargé de crier « on ferme le bar » (doe de tap toe) pour indiquer aux taverniers qu’ils devaient arrêter de servir les soldats et les renvoyer à la caserne. Cette pratique s’est répandue en Angleterre grâce à Guillaume d’Orange, puis à toutes les armées de tradition anglo-saxonne. En France, la retraite aux flambeaux, qui a perdu toute connotation militaire de nos jours, aurait des origines comparables, mais je n’ai pas réussi à trouver d’informations à ce sujet.