Journal d’une apprentie traductrice, volet 6
Une année s’est écoulée depuis mon dernier billet… une année bien chargée consacrée entre autres à la prospection, la formation, la construction de réseaux et bien entendu à la traduction.
Mon incapacité à faire de ce journal un rendez-vous régulier m’a permis de me rendre vraiment compte de l’investissement et du talent qu’un blog nécessite.
Il y a deux semaines, j’ai assisté à une conférence pour femmes entrepreneurs ainsi qu’à une formation gratuite en référencement offerte par ma branche de Business Gateway où les nombreux avantages des blogs en matière de reconnaissance, de trafic et de publicité n’ont cessé d’être mis en avant. Toutefois, je sais au fond de moi que ce n’est pas pour moi. Ne faisant pas partie de ceux qui écrivent plus vite que leur ombre, l’écriture d’un blog me prendrait trop de temps. De plus, je ne veux pas prendre le risque de détruire l’image professionnelle que j’ai essayée de construire à travers mon site en affichant un blog qui proposerait un nouveau billet tous les six mois. Par ailleurs, comme le journal d’une apprentie traductrice serait plutôt mal venu dans un site professionnel, je n’arrive pas à trouver une idée de blog qui ne serait pas une pâle copie des excellents sites de traduction déjà disponibles sur la Toile, Naked Translations remplissant déjà tous les critères de mon blog idéal.
Je pense qu’en matière de stratégie de marketing, la recette miracle n’existe pas. Je suis convaincue qu’il faut adopter la stratégie la plus adaptée à sa personnalité et à son emploi du temps. Actuellement, je me sens plus à l’aise avec les conférences et les activités de réseaux. Cela s’explique en partie par le fait qu’après une journée passée seule à la maison devant mon ordinateur, j’ai vraiment besoin de rencontrer du monde.
J’essaie de me rendre aussi bien à des événements généralistes que spécifiques à la traduction. En novembre dernier, j’ai participé à une conférence organisée par Proz à Londres intitulée « le traducteur comme partenaire stratégique ». C’était une très bonne expérience. J’ai été agréablement surprise de la qualité des interventions, de la convivialité et des opportunités de travail qui en ont découlé. Je suis rentrée chez moi avec plein de nouvelles idées et surtout avec ce sentiment très réconfortant d’être sur la bonne voie. J’ai aussi adhéré à la branche régionale du Chartered Institute of Linguists et j’envisage de faire de même pour l’ITI afin de me tenir au courant des dernières actualités dans le secteur et de rencontrer davantage de collègues.
Par ailleurs, comme dès le départ j’ai pris le parti de diversifier ma clientèle en travaillant directement avec les particuliers et les entreprises, j’aime me rendre à des soirées ou à des manifestations généralistes telles que celles organisées par la Chambre du Commerce afin de rencontrer des gens issus de tous les secteurs. Non seulement, je trouve cela particulièrement enrichissant sur le plan personnel mais cela contribue à alimenter le bouche à oreille, à plus forte raison que je suis souvent la seule traductrice à y assister.
J’ai d’ailleurs pu constater à ces occasions combien le métier de traducteur et de linguiste en général était un domaine très flou pour les gens. C’est pourquoi j’ai récemment sauté sur l’occasion lorsque mon groupe de Women in Business m’a proposé de faire une présentation sur mes services, sur ce que les langues peuvent apporter aux entreprises et sur les pièges à éviter. Les retours ont été favorables. Du coup, informer et éduquer les clients potentiels, les aider à réfléchir et à définir leurs besoins en traduction est une voie que j’aimerais de plus en plus explorer. Mais attendez, en voilà une idée pour un blog ; qu’en pensez-vous ?
À suivre…
Marie.
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