Ce billet n’a rien à voir avec la traduction, l’anglais ou le français. Je tenais juste à partager un film que j’ai vu ce week-end. Une fois de plus, il est réalisé par Michael Haneke, qui est en train de devenir mon réalisateur préféré. Après Caché, un puissant essai sur la culpabilité coloniale de la France, Le ruban blanc (Das Weiße Band) (2009) est une superbe étude de la décomposition d’une société répressive et hypocrite dominée par quelques personnages tout-puissants. C’est aussi un triomphe visuel. À notre époque où l’industrie du cinéma est dominée par des effets spéciaux réalisés à coup de millions de dollars et des univers aussi bariolés qu’extravagants, il est bon de se rappeler à quel point un film en noir et blanc peut être expressif, subtil et d’une beauté époustouflante.