anarkyLe webinaire que j’ai donné hier avec James sur le thème des sites Web pour traducteurs s’est très bien passé, mais pendant le dialogue avec les participants qui a suivi, j’ai mal interprété une question et j’ai fini par dire une grosse bêtise.
La question était de savoir s’il est conseillé de rédiger son site Web dans sa langue source, même si l’on n’est pas certain de pouvoir produire un texte impeccable. Comme j’étais en train de tripatouiller mon casque, je n’ai pas bien entendu la question et j’ai pensé qu’elle portait sur les emails avec les clients. J’ai dit que la plupart des gens comprennent que les erreurs sont inévitables quand on s’exprime par écrit dans sa deuxième langue et que l’important, c’est d’être honnête avec le client et de garantir que le message passe bien.
La situation est complètement différente pour un site Internet. Comme nous l’avons expliqué au cours du webinaire, le site d’une traductrice est sa vitrine : il doit être attrayant et donner au visiteur l’envie d’en savoir plus. Il offre la possibilité d’établir un lien avec les clients potentiels et de prouver ses capacités et compétences : en tant que « poste avancé » d’une professionnelle de la traduction, il est donc impensable qu’il contienne des erreurs de langue. L’image donnée par des erreurs linguistiques, même dans un texte rédigé dans sa deuxième langue, serait celle d’une personne manquant de rigueur et d’intégrité : c’est pour cela que la version anglaise de mon site a été passée au crible par une anglophone. Cela vaut pour la majorité de mes billets ; pas les plus courts, qui se prêtent à des phrases simples ne posant aucun problème, mais certainement les plus longs, qui peuvent contenir des analyses un peu plus approfondies et décrire des concepts plus complexes. Les coquilles sont pratiquement inévitables, mais si je veux être prise au sérieux dans mon rôle de professionnelle de la traduction, je dois absolument accorder au langage le respect qui lui est dû.