decisionIl y a quelques semaines, un client m’a fait une intéressante proposition. Comme il a de nombreux contacts ayant besoin de traductions de l’anglais au français dans un domaine qui m’intéresse particulièrement (le développement économique et social en Europe), il m’a demandé si j’accepterais de lui payer une commission d’intermédiaire en échange d’une mise en relation avec des clients.
En fait, c’est une stratégie que j’ai envisagé d’adopter il n’y a pas si longtemps que cela. On me demande souvent si je peux fournir des traductions dans d’autres langues et domaines de spécialisation, et après avoir mis en relation plusieurs clients avec d’autres traductrices, j’ai réfléchi à la possibilité de tirer profit de ces opportunités offertes à mes collègues. J’ai parlé à d’autres indépendants, et notamment à une amie qui travaille dans le domaine des finances, où ce genre de pratique est courant et où il n’est pas rare de payer 25% du montant d’une facture en guise de commission.
Après mûre réflexion, j’en ai conclu que deux voies s’ouvraient à moi : soit jouer le rôle d’une agence pour les personnes à la recherche de traducteurs et demander à ces derniers de me payer une commission en échange de contacts de qualité, soit recommander gratuitement des collègues en qui j’ai confiance. Cette seconde stratégie ayant le mérite de m’aider à développer un climat d’échange et un réseau de qualité, il me serait possible d’en tirer profit à long terme en améliorant ma réputation et ma visibilité au sein de la communauté de la traduction professionnelle.
La deuxième option me convenant beaucoup mieux, c’est la voie que j’ai choisie. J’ai expliqué ma démarche à mon client, tout en ajoutant que je comprenais parfaitement qu’il choisisse une stratégie différente et souhaite passer un marché avec une autre traductrice pour ses projets à venir : en tant qu’indépendants, nous devons explorer toutes les sources de revenus à notre disposition, surtout à une époque où des budgets plus serrés relèguent souvent la traduction en queue des priorités de beaucoup d’organisations.
Photo Monopoly par Mark Strozier