Bonne année !
Oui, oui, j’ai un peu de retard, mais mieux vaut tard que plus tard !
Je vais très bien, merci. Tout roule à Brighton, tout roule au travail, mais j’aimerais vous parler de ma grande déception professionnelle de l’année dernière : l’échec de ma candidature à l’Institute of Translation and Interpreting (ITI). Vous vous rappelez peut-être qu’il s’agissait d’un de mes objectifs pour l’année 2010.
J’avais envie de devenir membre de cette organisation pour plusieurs raisons : j’adore ma profession et j’avais envie de m’engager un peu plus, plusieurs de mes collègues adeptes de Twitter en sont membres et en disent beaucoup de bien (vous vous reconnaîtrez), et je pensais que cela ne pouvait qu’être positif pour ma carrière
Le processus de candidature est assez long et pénible. Il y a des tonnes de formulaires à télécharger et à remplir et toutes sortes de documents à fournir : un CV complet, trois références professionnelles, la preuve qu’on a traduit au moins 750 000 mots, des justificatifs de ses activités de développement professionnel continu, des photocopies de toutes les qualifications pertinentes, un code de conduite, un formulaire de candidature et des frais de dépôt de dossier de 54 £.
Une fois cet obstacle passé, on m’a invitée à envoyer deux traductions à des fins d’évaluation. Les consignes indiquaient qu’il devait s’agir de « deux textes continus d’environ 1 000 mots chacun, issus de la même langue source et traitant d’aspects différents d’un même sujet. » J’ai choisi des textes dans le domaine de la science du sport, car c’est ma spécialité et une passion qui confine parfois à l’obsession. L’une des traductions avait trait à la nutrition sportive, l’autre à l’exercice. Je les ai envoyées (comme elles avaient été approuvées et publiées, j’étais assez confiante) avec un chèque de 235 £.
J’étais donc optimiste. J’avais tort. Malheureusement, le comité d’admission a refusé de m’octroyer le statut de membre de l’ITI, mais on m’a encouragée à commander le rapport de l’évaluateur pour à peine 58,75 £ (il faudrait au moins quatre semaines pour le recevoir).
Imaginez ma surprise et ma déception : après avoir consacré plus de 300 £ et deux journées à la préparation de mon dossier, ma candidature avait été rejetée sans la moindre explication, et si je voulais savoir pourquoi, je devais envoyer un nouveau chèque. Selon moi, un retour d’information doit être une étape essentielle de toute évaluation. Comment puis-je tirer des enseignements de mes erreurs si celles-ci restent un mystère ? J’ai contacté la (très aimable, mais impuissante) responsable des admissions pour me plaindre, et voici le retour que j’ai reçu :

Les deux textes choisis sont trop proches et ne reflètent pas la gamme de compétences de la traductrice.

J’ai été perplexe de voir mon dossier rejeté parce que mes textes étaient trop proches. Les consignes données par l’ITI sont plutôt vagues à cet égard, et j’ai fait de mon mieux pour les respecter. J’ai expliqué tout cela à la responsable des admissions, mais il était évident qu’elle n’était pas en mesure de remettre en question le processus de candidature. Elle m’a encouragé à envoyer deux nouveaux textes à évaluer (avec un nouveau chèque de 250 £) dans six mois, mais je n’ai plus confiance en un système fondé sur des consignes vagues et qui laisse les candidats dans l’ombre quant aux raisons de leur échec.
Au bout du compte, je suis triste de ne pas pouvoir faire partie d’une organisation aussi importante dans l’univers de la traduction professionnelle au Royaume-Uni, mais je n’ai pas l’intention de me soumettre à nouveau à un processus manquant à tel point de transparence et ne donnant pas de retour d’information aux candidats.
Mes objectifs pour cette année ? Plus d’espagnol, plus de clients, plus de billets. Je modère mes ambitions en 2011 !