Jay CutlerIl est pas beau le monsieur ? Vous aurez bien entendu reconnu Jay Cutler, champion Olympia en titre. Ou peut-être que vous n’avez jamais eu le plaisir de faire sa connaissance si vous ne vous intéressez pas au bodybuilding. C’était mon cas avant qu’on me propose de faire des traductions dans ce domaine. J’ai bénéficié des conseils d’un traducteur exceptionnel, pour qui j’éprouve le plus grand respect, et je peux maintenant être considérée comme une traductrice spécialisée dans le bodybuilding.
J’ai déjà parlé de traduction et de spécialisation sur ce blog, et je suis en train de mettre la dernière main à un projet qui ne fait que me conforter dans mon opinion : à condition d’être capable de mener des recherches efficaces et d’assimiler très vite de nouvelles informations, et tant que le jargon utilisé n’est pas trop spécifique, un bon traducteur peut prendre en charge la plupart des projets.
Mais alors, que faire quand on reçoit des documents à traduire dans un domaine tellement obscur que les informations à son sujet sont extrêmement rares ? Dans un tel cas de figure, il est essentiel de collaborer étroitement avec son client, et les traducteurs indépendants sont alors particulièrement bien placés pour parvenir à la meilleure traduction possible.
Je n’aime pas trop les tests gratuits, mais j’en ai fait un pour le projet que je suis en train de terminer. En dépit du fait que mon devis n’était pas le meilleur marché, j’ai quand même été choisie car le client a trouvé que la qualité de ma traduction était probante (plutôt bien comme départ). Nous avons convenu que, le sujet étant hyper spécialisé (les théories de la valeur publique), je ferais la meilleure traduction possible, à l’aide des maigres ressources à ma disposition, avant de passer en revue mon travail avec la cliente au téléphone. C’était un processus assez nouveau pour moi, car j’ai tendance à travailler dans des secteurs que je connais bien. Au bout du compte, ça a été un exercice enrichissant : j’ai pu mettre à profit ma connaissance approfondie de l’anglais et ma capacité à transférer le sens d’un texte en français, et la cliente a pu corriger les termes français qui n’étaient pas exactement ceux utilisés par les experts.
Ce type de collaboration est idéal à mes yeux : nous avons pu combiner nos compétences et points forts pour obtenir la meilleure traduction possible. Certains sujets sont tellement obscurs qu’il est impossible de trouver une traductrice spécialisée, alors quand je reçois une demande de ce genre, je me pose deux questions : 1) Est-il possible qu’il n’y ait aucun traducteur capable de faire un meilleur travail que moi ? et 2) Disposerai-je de l’aide dont j’ai besoin pour produire la meilleure traduction possible ? Si la réponse à ces deux questions est “oui”, j’accepte le travail, sinon, je décline l’offre et j’aide le client à trouver une autre traductrice.