cricket balls
« Génial ! » ai-je pensé quand un client m’a annoncé que j’avais été choisie pour faire la traduction française des Lois du cricket. C’est un sport que j’adore, et traduire un document traitant d’un sujet qui me passionne renforce encore le plaisir que je prends à faire mon travail.
Pour une fois, ça n’a pas été le cas. Ce projet a été fascinant, compliqué, frustrant et, au bout du compte, satisfaisant, mais le plaisir en a été absent. Je viens d’envoyer la traduction, et après trois semaines de recherches constantes, de tirage de cheveux et de décisions difficiles, j’ai hâte de passer à des sports plus simples : assister à la victoire de la France contre l’Angleterre en rugby demain sera un réel soulagement. J’ai l’intention de rédiger un billet sur les difficultés présentées par ce type de traduction, mais pour l’instant, j’ai besoin d’oublier le cricket.
Pendant la traduction, j’ai découvert l’origine du mot umpire (arbitre), que je ne connaissais pas :

vers 1400, noumper, de l’ancien français nonper « nombre impair, » en référence à une troisième personne chargée de servir d’arbitre, de non + per, du Latin par (égal). Le « n » initial a été perdu au milieu du 15e siècle à cause d’une mauvaise division de noumpere, compris comme an oumpere.
Utilisé à l’origine dans le domaine juridique, sa première utilisation dans le domaine sportif est enregistrée en 1714 (en lutte). La première utilisation du verbe, dérivé du nom, est enregistrée vers 1600.

Je vous souhaite de passer un excellent week-end. J’ai hâte d’y être.
Photo de balles de cricket par Wallula Junction.