blog sur la traduction

Un regard posé sur certains mots, expressions ou sur les difficultés croisées sur la passerelle qui mène de l'anglais au français

Geordie

23 juin 2009

Tyne_Bridge

Ma découverte du nord de l’Angleterre se poursuit. Ce week-end, nous étions à Newcastle, dont les habitants répondent au surnom de « Geordies ». J'ai demandé qu’on m’explique l’origine de ce sobriquet et j’ai été surprise de constater que personne n’a pu éclairer ma lanterne. Une rapide recherche révèle que son origine est incertaine, mais n’ayez crainte, les hypothèses abondent, et voici les deux les plus convaincantes :

Le consensus veut que ce terme soit un diminutif du prénom « George », qui était autrefois le nom le plus populaire pour le premier-né dans les foyers du nord-est de l’Angleterre. Certains disent que ce nom vient de la rébellion jacobite de 1745, durant laquelle les habitants de Newcastle ont soutenu George II, d’autres qu’il vient de la lampe de sécurité « Geordie » inventée par George Stephenson et utilisée par les mineurs de la région de préférence aux lampes « Davy », créée par Humphry Davy et populaire parmi les mineurs d’autres régions. Qui sait ?

Quoi qu’il en soit, Newcastle est une ville superbe et j’ai adoré écouter les gens du cru parler le dialecte Geordie. Preuve qu’il est possible de passer un bon moment sans rien comprendre de ce qui se passe autour de soi.

Auteur : céline, in Mots ; Date : 23 juin 2009 | commentaires (0)

Beyond the pale

17 juin 2009

Ici, le mot pale n’est pas l’adjectif issu de l’Ancien français paile, lui-même dérivé du latin pallidus (pâle, livide), mais du nom provenant du latin palus (poteau) dérivé de pangere (fixer).

The Phrase Finder explique que

Catherine de Russie créa un "Pale of settlement" en Russie en 1791. Il s’agissait d’une région à l’ouest du pays où les juifs avaient le droit de vivre et qui visait à restreindre le commerce entre les juifs et les Russes d’origine. En guise de concession, certains juifs étaient autorisés à habiter « beyond the pale » (au-delà des limites).
Les « pales » furent utilisés dans plusieurs autres pays d’Europe pour des motifs politiques comparables, en particulier en Irlande et en France (Calaisis).

L’expression « beyond the pale » signifie donc « au-delà des limites acceptables ».

Auteur : céline, in Expressions idiomatiques ; Date : 17 juin 2009 | commentaires (2)

Margaret Gelling

4 juin 2009

Nous avons passé samedi dernier à faire une longue balade à partir de Gunnerside, dans le parc national des Yorkshire Dales. Notre guide nous a appris que ce nom vient du norrois « Gunner’s saetr » (Gunner's slope), ce qui m’a rappelé le récent décès de Margaret Gelling, une experte dans le domaine de la toponymie, qui me fascine. J’adore la connexion créée par le langage entre un endroit et son passé, qui est particulièrement forte dans le Yorkshire, où les envahisseurs vikings ont partout laissé des traces de leur passage.

Sa théorie principale était que les toponymes anglais s’inspiraient des caractéristiques géographiques environnantes : elle les étudiait du point de vue non seulement de la langue, mais également de leurs contextes archéologiques et physiques. Son travail a porté sur trois comtés en particulier : Oxfordshire, Berkshire et Shropshire. Sa notice nécrologique dans l’Economist est passionnante.

Toponymes dans les Yorkshire Dales.

swaledale
Swaledale, près de Crackpot (Ancien anglais kraka, corbeau, and norrois Pot, en général une cavité ou trou profond, souvent dans le lit d'une rivière, mais dans le cas de Crackpot, ce mot désigne une fissure dans la roche calcaire)

muker
Swaledale, près de Muker (norrois Mjor-aker, champ long et étroit)

Auteur : céline, in Culture ; Date : 4 juin 2009 | commentaires (0)

Austral

13 mai 2009

windmill

Je suis en train de traduire un document sur la sécurité en Afrique, et en particulier l'Afrique australe. "Austral" date de 1372 et vient d'Auster, le nom du vent du Sud dans la mythologie romaine. C'est aussi de ce mot qu'est dérivé le nom "Australie" (Terra Australis).

Dans la mythologie romaine, les autres vents sont : Aquilon (nord), Eurus (est) et Favonius (ouest). Dans la mythologie grecque, ils s'appellent Notos (sud), Borée (nord), Euros (est) et Zéphyr (ouest).


Photo du moulin à vent de Today is a good day

Auteur : céline, in Mots ; Date : 13 mai 2009 | commentaires (2)

Pandémie, épidémie et endémie

30 avril 2009

piglets
Endémie
Maladie ou infection limitée à une région ou population spécifique. Le paludisme, par exemple, est endémique dans les régions tropicales.
1662, du grec endemos « indigène », composé de en- « dans » + demos « population, district ».

Épidémie
Maladie qui se répand rapidement et au même moment dans une population ou région.
1603, from Gk. epidemia « prévalence d'une maladie infectieuse », composé de epi- « parmi, au sein de » + demos « population, district ».

Pandémie
Épidémie qui se propage sur une vaste région, comme un pays ou un continent entier.
1666, du grec pandemos « concernant tout le peuple », composé de pan- « tous » + demos « populations, district ».

Endémie, épidémie et pandémie sont trois mots qui désignent la propagation de maladies infectieuses au sein d’une population, mais à des échelles différentes, comme le suggère leur étymologie. Une infection est endémique quand elle touche un groupe de personnes limité et spécifique à un taux constant et stable ; on parle d’épidémie lorsque, au cours d’une période donnée, les cas d’une certaine maladie excèdent le taux normal dans une population ; une pandémie touche un nombre de personnes plus important et une région largement plus vaste qu’une épidémie.

Dans le cas de la grippe porcine, il semble approprié de parler de « pandémie » : le nombre de personnes touchées par la maladie reste faible, mais le taux d’infection est supérieur à la normale et la maladie est présente sur plusieurs continents.


Photo porcelets par crispyking

Auteur : céline, in ; Date : 30 avril 2009 | commentaires (5)

Un blog ? Pas pour moi

23 avril 2009

Journal d’une apprentie traductrice, volet 6

Une année s’est écoulée depuis mon dernier billet… une année bien chargée consacrée entre autres à la prospection, la formation, la construction de réseaux et bien entendu à la traduction.

Mon incapacité à faire de ce journal un rendez-vous régulier m’a permis de me rendre vraiment compte de l’investissement et du talent qu’un blog nécessite.
Il y a deux semaines, j’ai assisté à une conférence pour femmes entrepreneurs ainsi qu’à une formation gratuite en référencement offerte par ma branche de Business Gateway où les nombreux avantages des blogs en matière de reconnaissance, de trafic et de publicité n’ont cessé d’être mis en avant. Toutefois, je sais au fond de moi que ce n’est pas pour moi. Ne faisant pas partie de ceux qui écrivent plus vite que leur ombre, l’écriture d’un blog me prendrait trop de temps. De plus, je ne veux pas prendre le risque de détruire l’image professionnelle que j’ai essayée de construire à travers mon site en affichant un blog qui proposerait un nouveau billet tous les six mois. Par ailleurs, comme le journal d’une apprentie traductrice serait plutôt mal venu dans un site professionnel, je n’arrive pas à trouver une idée de blog qui ne serait pas une pâle copie des excellents sites de traduction déjà disponibles sur la Toile, Naked Translations remplissant déjà tous les critères de mon blog idéal.
Je pense qu’en matière de stratégie de marketing, la recette miracle n’existe pas. Je suis convaincue qu’il faut adopter la stratégie la plus adaptée à sa personnalité et à son emploi du temps. Actuellement, je me sens plus à l’aise avec les conférences et les activités de réseaux. Cela s’explique en partie par le fait qu’après une journée passée seule à la maison devant mon ordinateur, j’ai vraiment besoin de rencontrer du monde.
J’essaie de me rendre aussi bien à des événements généralistes que spécifiques à la traduction. En novembre dernier, j’ai participé à une conférence organisée par Proz à Londres intitulée « le traducteur comme partenaire stratégique ». C’était une très bonne expérience. J’ai été agréablement surprise de la qualité des interventions, de la convivialité et des opportunités de travail qui en ont découlé. Je suis rentrée chez moi avec plein de nouvelles idées et surtout avec ce sentiment très réconfortant d’être sur la bonne voie. J’ai aussi adhéré à la branche régionale du Chartered Institute of Linguists et j’envisage de faire de même pour l’ITI afin de me tenir au courant des dernières actualités dans le secteur et de rencontrer davantage de collègues.

Par ailleurs, comme dès le départ j’ai pris le parti de diversifier ma clientèle en travaillant directement avec les particuliers et les entreprises, j’aime me rendre à des soirées ou à des manifestations généralistes telles que celles organisées par la Chambre du Commerce afin de rencontrer des gens issus de tous les secteurs. Non seulement, je trouve cela particulièrement enrichissant sur le plan personnel mais cela contribue à alimenter le bouche à oreille, à plus forte raison que je suis souvent la seule traductrice à y assister.
J’ai d’ailleurs pu constater à ces occasions combien le métier de traducteur et de linguiste en général était un domaine très flou pour les gens. C’est pourquoi j’ai récemment sauté sur l’occasion lorsque mon groupe de Women in Business m’a proposé de faire une présentation sur mes services, sur ce que les langues peuvent apporter aux entreprises et sur les pièges à éviter. Les retours ont été favorables. Du coup, informer et éduquer les clients potentiels, les aider à réfléchir et à définir leurs besoins en traduction est une voie que j’aimerais de plus en plus explorer. Mais attendez, en voilà une idée pour un blog ; qu’en pensez-vous ?

À suivre…

Marie.

Volet 1
Volet 2
Volet 3
Volet 4
Volet 5

Auteur : céline, in De passage ; Date : 23 avril 2009 | commentaires (2)

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