Mon nouveau nouveau bureau

15 mai 2013

timetableIl se passe plein de choses dans mon nouveau nouveau bureau. On peut y suivre toutes sortes de cours sur la comptabilité, le français, les maths, la littérature grecque, la mécanique et, bien entendu, comme nous sommes à Brighton, on y pratique même le yoga, le reiki, etc. « Nouveau nouveau office ? » vous entends-je dire. Eh bien oui. J’ai à nouveau déménagé. En effet, quand on cherche un endroit où installer son ordi et sa tasse préférée, il est essentiel de prendre son temps et de bien réfléchir à ses attentes et besoins afin de prendre la bonne décision. Comme d’habitude, j’ai oublié cette importante étape. Je suis allée voir un bureau que j’ai tout de suite adoré. Il était moderne, sympa et en plein cœur de mon quartier préféré, le courant est passé avec ses occupants, et boum : je me suis enthousiasmée et, égale à moi-même, j’ai pris une décision hâtive et j’ai dit oui.

J’ai duré quatre semaines. En effet, j’avais oublié un petit détail : cet espace était occupé par deux entreprises différentes, dont les employés étaient constamment au téléphone ou en réunions, ce qui pose un léger problème pour une traductrice qui doit se concentrer pendant la majorité de la journée pour pondre de jolies traductions.

Heureusement, au même moment, quatre amis à moi cherchaient aussi un bureau, et ils ont trouvé Brighton Junction, qui m’a tout de suite plu (aïe), et s’est révélé être parfait en tous points (ouf). Le bâtiment compte un espace de cotravail de 40 places environ, d’autres bureaux au premier, et le friends’ centre, une organisation de formation pour adultes. C’est donc un endroit animé et vivant où se retrouvent toutes sortes de personnes pour améliorer leurs connaissances sur une gamme impressionnante de sujets, et l’oasis de calme qu’est notre bureau partagé compte un groupe varié de freelances qui émettent un doux et studieux ronronnement collectif.

La morale de l’histoire (que j’essaierai de ne pas ignorer la prochaine fois que je me retrouverai dans une situation comparable) est la suivante : quand on cherche un bureau, il est important de réfléchir à ce qu’il doit nous apporter, et ne pas laisser des considérations secondaires, comme un quartier sympa et un design plaisant, motiver sa décision. Ce qui compte, c’est qu’il nous permette de faire notre travail dans les meilleures conditions possible.

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Question d'équilibre

19 avril 2013

golf

Ce blog est un vrai nid à poussière depuis janvier. Ma réapparition a beau coïncider avec l’arrivée d’un printemps tardif et indécis, je ne sors pas d’une période d’hibernation rendue nécessaire par un hiver bien trop rude. En fait, j’ai passé beaucoup de temps dehors, bousculée par des vents glaciaux, sous la pluie, la neige, la grêle et tout ce que l’hiver britannique avait en réserve pour moi. Les indépendants parlent souvent de la difficulté à parvenir à un bon équilibre entre la vie personnelle et professionnelle, et dans mon cas, la balance a brutalement penché du côté « vie personnelle » quand j’ai découvert les joies du golf et réalisé qu’il fallait absolument que j’y joue aussi souvent que possible.

Cela ne veut pas pour autant dire que j’ai négligé mon travail. Toutes les échéances ont été respectées, les documents ont été traduits de l’anglais au français, et mes clients n’ont noté aucune différence dans la manière dont j’ai géré leurs projets, mais il a bien fallu trouver du temps quelque part, et mes activités en ligne ont été reléguées au second plan pour faire de la place à ma nouvelle passion dans la vraie vie. Je sais bien que je suis allée un peu trop loin, et que pour réussir, tous les freelances doivent constamment prospecter et se mettre en avant, mais ce n’est que temporaire : les journées rallongent, et bientôt, je pourrai jouer après le travail, pendant lequel je m’occuperai à nouveau de ce blog et de mes comptes Twitter et Facebook, qui sont mes plateformes de réseautage préférées. Après quelques mois passés à vivre pleinement mon indépendance, il est temps de rétablir l’équilibre et de consacrer plus de temps à la santé de ma carrière à long terme. Bientôt.

Illustration de Mike Licht, NotionsCapital.com

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L'interprétation simultanée en cabine

31 janvier 2013

booth

L’interprétariat, j’adore et je déteste. Pendant et après une mission, j’adore. Avant, je déteste. Je stresse. Me suis-je suffisamment préparée ? Va-t-il y avoir une intervenante avec un accent écossais à couper au couteau ? Je ne suis pas assez douée, et tout le monde va s’en rendre compte !! Impossible de me débarrasser de ces doutes insistants. La semaine dernière, on m’a demandé de faire de l’interprétariat en cabine, en équipe avec une autre interprète. Comme je n’ai aucune expérience du travail en cabine et que je ne voulais surtout pas décevoir mon client, je lui ai conseillé de trouver quelqu’un d’autre. Il a catégoriquement refusé, et a insisté pour que je le fasse. La flatterie étant une arme devant laquelle je suis sans défense, je n'ai eu d'autre choix que d'accepter.

J’ai eu la chance de travailler avec une excellente interprète qui avait l’habitude de ce genre de mission. Elle m’a expliqué le fonctionnement de la cabine, et comment passer le relais entre deux phrases : l’interprétariat simultané étant épuisant, une interprète prend la parole pendant 20 minutes, avant de la laisser à sa collègue et de faire un break de 20 minutes. Quand mon tour est venu, j’ai réalisé que loin d’être un environnement intimidant, la cabine est en fait l’espace le mieux adapté à ce travail : on a accès aux boutons de volume, on peut éteindre son micro, on peut avoir tous ses documents de référence et consulter l’Internet, le cas échéant, et l’on se trouve dans un environnement silencieux, ce qui aide à se concentrer sur la seule voix de l’intervenant. Et bien entendu, on travaille avec quelqu’un d’autre, et j’adore les sports d’équipe. C’était vraiment génial.

À la fin de la première session, ma collègue m’a félicitée pour une première « sim » réussie. J’ai répondu que ce n’était pas ma première fois (j’ai fait du simultané lors de nombreuses réunions, dans un hélicoptère, sur des montagnes d'ordures, sur un tracteur, sur un bateau et dans divers équipements de gestion des déchets), mais elle m’a appris que le type d’interprétariat dont j’ai l’habitude est connu dans notre secteur sous le nom de « bidule », autrement dit avec un équipement audio, mais sans cabine.

Donc, non seulement j’ai appris un terme spécialisé de mon secteur, mais je suis aussi ravie d’avoir surmonté ma phobie du travail en cabine, et j’ai hâte de relever mon prochain défi d’interprète.

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Auteur : céline ; Date : 31 janvier 2013 | Commentaires (5)
Interprétariat

L'aventure du cotravail continue

18 décembre 2012

office

Bureau clair et spacieux, en plein centre, très facile d’accès

Je vais fêter la nouvelle année en changeant de bureau, car la société dont je suis locataire depuis deux ans déménage à Londres.

J’avais autrefois tendance à trouver le changement un peu angoissant, mais après sept ans et quatre bureaux différents, j’ai appris que changer d’environnement de travail tous les deux ans environ peut représenter la chance de faire de nouvelles rencontres, de profiter de nouvelles opportunités et d’enrichir mes connaissances. Je me suis fait des ami(e)s dans tous les espaces de cotravail où j’ai posé mon Mac (sauf un), et les graphistes, rédacteurs, informaticiens, spécialistes des études de marché, environnementalistes, gourous du web et autres indépendants (y compris une autre traductrice !) m’ont tous permis de faire de précieuses découvertes.

J’ai donc hâte de passer à autre chose. Actuellement, après deux ans dans un petit (mais mignon) espace avec tout juste trois autres personnes, j’ai envie de m’installer dans un environnement plus animé et plus divers, afin de rencontrer d’autres freelances, de faire de nouveaux contacts, et d’enrichir mon réseau professionnel. Une autre option se présente à moi : partager un beau bureau avec quatre très bons amis, rencontrés dans mon tout premier espace de cotravail en 2005. Rares sont ceux et celles qui peuvent se vanter de passer chaque journée entourés d’amis proches, dans une atmosphère chaleureuse de soutien mutuel, et parfois d’irritation intense, et c’est un privilège que j’ai du mal à refuser, même si cela doit fermer la porte au réseautage. Enfin, on verra bien.

En attendant, je compte bien profiter de mes vacances. Je vous souhaite d’excellentes fêtes de fin d’année.

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Vêlage

13 décembre 2012

Ce matin, j'ai appris un nouveau mot : vêlage. Rien à voir avec les vaches : il s'agit de la dislocation d'un glacier en fragments, qui donne naissance aux icebergs. La video ci-dessous est extraordinaire, et j'ai hâte de voir Chasing Ice.





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Auteur : céline ; Date : 13 décembre 2012 | Commentaires (2)
Mots

Un microblog et un blog

4 décembre 2012

elephants
Cela fait un moment que je n’ai pas partagé de blogs sur la traduction et l’interprétariat, principalement parce que ces jours-ci, il y en a tant que j’ai déjà du mal à suivre les meilleurs d'entre eux. Cependant, j’ai eu envie de partager deux de mes sites préférés. J’ai découvert le premier tout récemment : ce n’est pas un blog, mais un microblog (tumblr) intitulé A good speech a day keeps the doctor away, et il illustre la vie d’une interprète à l’aide de gifs. Tout simplement hilarant.

Le second est une très bonne surprise. Quand mon amie Beth est partie passer un an au Sri Lanka avec Volunteer Work Abroad (VSO) en tant qu’ergothérapeute en santé mentale et a annoncé son intention de lancer un blog, je savais que j’allais aimer suivre ses aventures, mais je n’avais pas anticipé le talent avec lequel elle nous décrirait sa nouvelle vie. Certains de ses billets interpelleront quiconque a dû s’adapter à la vie dans un pays étranger et apprendre une nouvelle langue, notamment Lost in translation’s murky waters, Falling down a hole, In praise of my penguin et mon préféré, Gremlins, monkeys and mischievous spirits, où elle découvre toute la subtilité nécessaire pour être un bon interprète.

Je sais qu'ils sont en anglais, mais j'espère qu'ils vous plairont quand même. N'hésitez pas à partager vos dernières découvertes en français dans les commentaires.

Photo : éléphants sri lankais, par Beth

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Terminologie du golf
15 novembre 2012