Je peux toujours faire confiance à la famille Pierrafeu pour me présenter des défis croustillants et me permettre de donner un meilleur exemple de ce qu’est une adaptation. Fred, à la suite d’une série d’événements qui seraient trop longs à raconter, finit par donner à Délima la bague qu’Arthur a achetée pour Bertha. Délima : “And to think you love me that much just chokes me up.” Fred : “When Barney finds out, I’m the one that’s gonna get all chocked up.” Fred joue sur la signification double de “choke” ; tandis que Délima est émue, Fred a peur de se faire étrangler par Barney.
Dans ce sens-là, l’adjectif “étranglé” ne peut être utilisé qu’avec le nom “voix”, pas avec la personne elle-même. Je ne pouvais donc pas m’en servir. J’ai pensé que je devrais trouver une réaction physique causée à la fois par le bonheur et par la douleur : comme les larmes ! Ma traduction a donc été la suivante : “Les larmes me viennent aux yeux à l’idée que tu m’aimes tant.” “Quand Arthur découvrira la vérité, c’est moi qui aurai les larmes aux yeux.”