Dernièrement, j’ai fait pas mal de travaux d’édition et de relecture. J’aime beaucoup cela, cela me permet de m’entraîner à mieux relire mes propres traductions et je trouve intéressant de me plonger dans le travail de mes collègues et de comparer leur style au mien. J’ai appris qu’il est crucial de m’assurer que mes clients et moi sommes d’accord sur la définition de ces activités :
Relecture = passer une traduction au crible pour en éliminer les erreurs grammaticales, les fautes d’orthographe et de frappe.
Édition = comparer une traduction avec son texte source pour s’assurer que tout a bien été traduit, en améliorer le style et en éliminer les erreurs grammaticales, les fautes d’orthographe et de frappe.
Une autre leçon que j’ai apprise est qu’il faut toujours demander à voir le document à relire ou éditer avant d’accepter de le prendre en charge. Tout le monde fait des erreurs (c’est d’ailleurs pour cela que l’édition et la relecture sont des étapes essentielles du processus de traduction), mais il ne me viendrait jamais à l’esprit d’envoyer une traduction sans l’avoir passée au correcteur d’orthographe, par exemple. On m’a récemment envoyé un texte à éditer qui était farci de fautes de frappe et d’orthographe et rédigé dans un français douteux. La mort dans l’âme, j’ai décidé d’appeler ma cliente pour lui dire que le traducteur avait bâclé son texte, mais je n’avais pas le choix : je ne voulais pas passer des heures à refaire la traduction en entier et je ne pensais pas que ma cliente devait faire confiance à une personne visiblement peu douée pour ce métier.
Je suis débordée de travail en ce moment et j’arrive presque à sentir les effluves de crème solaire venant de la plage. Cependant, comment refuser des documents aux titres aussi alléchants que “La révolution de la patate électronique” ? Et comment résister à l’envie de sous-titrer deux épisodes de Columbo ?
Message à l’intention des personnes qui m’ont contactée par l’intermédiaire de ce site :
Je suis vraiment désolée si vous n’avez pas eu de réponse, mais comme je l’ai dit dans cet article, cela fait plusieurs semaines que je passe dix heures par jour devant mon écran, et je manque de temps et d’énergie pour répondre à tout le monde. Je promets de vous contacter dès que ma charge de travail s’allégera.

De | 2016-10-18T15:51:49+00:00 11 août 2004|La traduction freelance|2 Comments

À propos de l'auteur:

Celine
Je m’appelle Céline Graciet et j’offre mes services de traduction de l’anglais au français à différents clients travaillant dans des secteurs variés. En 2003, j’ai lancé un blog abordant des sujets variés : les langues, la traduction, l’anglais, le français et tout ce qui touche au secteur de la traduction et à la vie d’une traductrice.

2 Réaction

  1. Philippe août 18, 2004 à 11:36

    Je vous remercie pour vos mises à jour régulières. Votre site est fabuleux et vos propos respirent l’intégrité et la modestie (quel flatteur fais-je). Je compte me lancer très prochainement en tant que traducteur indépendant et lire vos chroniques, outre m’encourager dans cette voie, me donne des ailes.
    J’ai récemment vécu une expérience des plus désagréables dont je souhaite vous faire part. Balbutiant dans le domaine de la traduction freelance, je ne peux faire le difficile. C’est ainsi que je collabore régulièrement à une revue dont je tairai le nom… Je vois régulièrement mes traductions massacrées par des tournures stylistiques maladroites, voire déplorables, que le rédacteur en chef croit bon d’ajouter sans m’en aviser. Le tout est agrémenté de fautes d’aurtaugraffe intolérables, et porte ma signature. Question: dois-je continuer à me compromettre envers et contre tout sous prétexte de pouvoir exercer ma passion de traducteur? Je suis certes le seul à pouvoir répondre à cette question mais si vous avez déja connu semblable situation, pourriez vous m’éclairer?
    Merci de tout coeur.

  2. céline août 18, 2004 à 1:30

    Bonjour Philippe, merci de vos compliments.
    J’ai été dans une situation similaire à la vôtre, encore que c’était moins grave : ma réputation n’était pas vraiment en danger, comme mon nom n’était pas cité à la fin des traductions. C’était il y a environ deux ans et on m’avait chargée de traduire quelques documents marketing pour une petite société. Mon travail m’a été renvoyé “corrigé” par le directeur marketing ; il était truffé d’erreurs en tous genres. J’ai contacté l’agence qui m’avait confié le travail, leur ai expliqué, preuves à l’appui, que ma traduction avait été dénaturée par une personne qui n’avait visiblement pas les compétences nécessaires pour relire un document en français. Tout s’est réglé à l’amiable et le monsieur en question s’est cantonné à son domaine de prédilection.
    Je crois qu’il est crucial que vous vous expliquiez avec le rédacteur en chef. Je suis sûre qu’il n’est pas conscient de ses erreurs et qu’il préférerait que sa revue soit bien écrite. En outre, il vous sera sans doute reconnaissant de faire preuve de professionnalisme. Si vous continuez sur ce chemin, vous risquez de gravement compromettre votre réputation et votre carrière future. S’il refuse de vous écouter, je vous conseille de trouver une autre revue/organisme où exercer vos talents.
    Bon courage et à bientôt !

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