Cet article dans le Guardian sur un homme qui s’est fait licencier pour avoir critiqué son employeur dans son blog m’a rappelé qu’il existe un mot pour ce phénomène. J’ai donc vérifié sur Urban Dictionary, et le voici : dooced : perdre son emploi à cause de son blog. Son origine ? www.dooce.com, dont la propriétaire aurait été la première à subir ce sort.
Il n’existe pas d’équivalent français : peut-être que c’est un phénomène trop récent, peut-être aussi parce que ce problème ne s’est pas encore présenté dans le monde francophone, je n’en suis pas sûre. Je me sens moins courageuse qu’hier et ne tenterai donc pas une traduction…

De | 2016-10-18T15:51:32+00:00 12 janvier 2005|Mots|4 Comments

À propos de l'auteur:

Celine
Je m’appelle Céline Graciet et j’offre mes services de traduction de l’anglais au français à différents clients travaillant dans des secteurs variés. En 2003, j’ai lancé un blog abordant des sujets variés : les langues, la traduction, l’anglais, le français et tout ce qui touche au secteur de la traduction et à la vie d’une traductrice.

4 Réaction

  1. arno janvier 12, 2005 à 7:54

    Rien à voir avec l’objet de ce billet, mais je me pose une question à laquelle vous saurez sans doute répondre et sur laquelle certains de vos lecteurs peuvent avoir des avis intéreesants.
    Titre d’un film à l’affiche ces derniers temps : “She hate me”.
    Moi, ça me pose problème. Me basant sur l’anglais tel que je l’ai appris, nous devrions avoir “She hates me” ou “They hate me”.
    Alors, quelle est la subtilité qui m’échappe ?

  2. Eddie (Romanika) janvier 13, 2005 à 9:56

    D’abbord, Céline, je voudrais te saluer et te dire que je viens de trouver ton blog, et qu’il me plait beaucoup!
    Et Arno, je peux te dire que, vivant aux Etats-Unis, “She hate me” serait une construction utilisée par les noirs ici; ce que l’on appele “Ebonics”. Ils disent des choses comme ça, par exemple, “He don’t know what he want”. Bien, c’est ce que j’écoute tout le temps d’eux, puisque je suis américain. Céline, elle vit à l’Angleterre, alors peut-être elle y connait des regions où ça se dit aussi.
    Bonne année à vous.

  3. céline janvier 13, 2005 à 10:26

    Je suis d’accord avec Eddie, ma première réaction serait de dire qu’il s’agit d’une forme d’argot, mais pas nécessairement prédominante chez les Afro-américains. Ces formes sont utilisées par un peu tout le monde en Angleterre, et plus particulièrement par “la classe ouvrière”. J’utilise des guillemets parce qu’elle n’existe plus vraiment, mais je me comprends.
    Moi (qui en suis issue, de la classe ouvrière, mais française), j’utilise cette conjugaison incorrecte surtout à la forme négative, pour mettre l’accent sur ce que je dis : “She don’t need telling twice”, par exemple, que je traduirais par “Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle n’a pas besoin qu’on lui dise deux fois.”

  4. Jean janvier 14, 2005 à 2:12

    Grosse generalisation, car je ne suis pas du tout specialiste des argots, mais la formulation ‘she hate me’ ou anologue (she run fast, she work hard) evoque surtout pour moi les jeunes britanniques dont la famille a ses origines dans la Caraibe anglophone. Celine a raison qu’on entend souvent et partout ‘she don’t’ (au lieuu de ‘she doesn’t’) et ‘she ain’t’ (au lieu de ‘she isn’t’). Mais la meme formulation ‘incorrecte’ pour les autres verbes est moins generalisee.

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