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Hier, j’ai passé une très bonne journée à faire l’interprète en France. Durant le voyage du retour en Eurostar, j’ai pu réfléchir au déroulement de la réunion et à la façon dont je pourrais améliorer mes méthodes de travail dans un contexte d’interprétation. Il existe un aspect de mon travail au sujet duquel je n’ai jamais lu d’ouvrage théorique ou suivi de formation spécifique : la prise de notes. Elle ne me pose pas de problème particulier, et mon système fonctionne bien, mais je n’ai jamais consacré de temps à réfléchir à la manière dont je pourrais tirer le meilleur parti des notes que je prends lorsque mes clients parlent.
J’ai tendance à noter noms, chiffres et dates, qui sont difficiles à mémoriser, et certains mots-clés, avec quelques signes indiquant les relations entre les mots : => pour une conséquence, + pour une coordination, etc. Je pense que mon travail pourrait vraiment bénéficier d’une utilisation plus rigoureuse de ces signes qui indiquent la structure logique d’un discours. Ainsi, je pourrais être en mesure d’écrire non pas les mots utilisés, mais la réflexion et le raisonnement de l’intervenant, ce qui, j’imagine, me permettrait de me libérer complètement de la langue source et de faire passer le message de manière plus naturelle.
J’ai également tendance à prendre mes notes dans la langue source ou cible, en fonction de ce qui me vient au moment où je dois consigner une information. Je suis certaine qu’il serait plus facile de n’utiliser qu’une langue, et d’après mes recherches, il semble que la plus appropriée est la langue cible.
Pour trouver des réponses à mes questions, j’ai commandé le livre suivant : Note-taking for Consecutive Interpreting – A Short Course (Andrew Gillies). Les ouvrages sur les techniques d’interprétariat sont plutôt rares, et celui-ci semble se concentrer sur la pratique, ce que je recherche. Je vous dirai ce que j’en pense.

De | 2016-10-18T15:50:44+00:00 13 octobre 2005|Interprétariat|6 Comments

À propos de l'auteur:

Celine
Je m’appelle Céline Graciet et j’offre mes services de traduction de l’anglais au français à différents clients travaillant dans des secteurs variés. En 2003, j’ai lancé un blog abordant des sujets variés : les langues, la traduction, l’anglais, le français et tout ce qui touche au secteur de la traduction et à la vie d’une traductrice.

6 Réaction

  1. jean-paul octobre 13, 2005 à 12:30

    J’ai remarqué que dans les hopitaux français où je suis allé, les médecins utilisent de petits appareils enrgistreurs pour poser leur diagnostic, évaluer l’état du patient, etc. Bien pratique pour pouvoir reprendre le tout chez soi à tête reposée, bien plus rapide que l’écriture, bien plus aisé a ranger qu’un carnet avec stylo(s) etc. Il existe maintenant des dictaphones numériques, etc…

  2. jujuly octobre 13, 2005 à 12:37

    Hou la laaa, ça me rappelle mes études et les cours de consécutive pour l’interprétariat de liaison. J’ai toujours eu du mal à ne noter que quelques mots, et d’après ton cahier je vois que tu as peut-être eu des crampes au poignet !
    À chacun sa mémoire, sa méthode, son écoute… pour moi, il semblait plus simple de prendre les notes dans la langue où je les entendais.
    Et le plus dur, je trouve, c’est lorsque des intervenants viennent bavarder du sujet à la fin de la réunion ou de la conférence, parce qu’on a déjà TOUT OUBLIÉ !

  3. céline octobre 13, 2005 à 1:30

    Jean-Paul, je me demande ce que mes clients penseraient si je me mettais à baragouiner dans un dictaphone !
    Jujuly, tu n’aurais pas de bouquin sur la prise de notes à me conseiller ? Tu pourrais pas m’en écrire un ?

  4. masebu octobre 13, 2005 à 10:05

    les dictaphones des médecins, il me semble que c’est surtout pour que la secrétaire/assistante médicale tape le compte-rendu!
    en tout cas, je ne les ai vus utilisés que pour cela…
    en l’occurence, je suppose que l’idée serait de le braquer le dictaphone sur l’interlocuteur du moment. Mais si c’est pour une restitution immédiate, ce n’est pas vraiment adapté non plus.

  5. el demonio octobre 14, 2005 à 1:30

    Pauuuvre Céline, c’est pas humain de devoir prendre note comme ça…
    Enfin, si ça peut t’aider, des vagues souvenirs qu’il m’en reste (l’interprétation c’était pas trop mon truc), le PRINCIPAL c’était de noter VERTICALEMENT et pas horizontalement (les majuscules sont des profs…), ça permet d’avoir une meilleure vision des liens entre les idées (on nous faisait utiliser des feuilles A4 coupées dans le sens de la largeur!). Ensuite les symboles permettent de ne pas devoir choisir une langue d'”écriture” (tu t’inventes ts les symboles que tu veux, c’est finalement très perso). Finalement, il reste bien peu de mots… Tout ça fait d’une feuille de prise de notes une jolie composition stylisée (plutôt qu’un flux de mots), c’est pas toujours évident au début, mais je crois qu’une fois que tu y es, c’est parti mon kiki, plus personne ne pourra t’arrêter!
    (oups, je crois que je me suis emballée…)
    En tous cas, merci pour ce blog, j’ai pas encore eu l’occasion de te le dire mais j’adore!

  6. jujuly octobre 25, 2005 à 1:01

    Nous ne l’avons pas appris pas à l’aide d’un bouquin, mais d’une prof enthousiaste. J’ignore s’il existe des manuels à ce sujet. C’est vrai que c’est tellement personnel…
    En écrire un ? Grmblgkl !

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