Quand j’étais petite, je passais mon temps à écrire de courtes histoires, et à l’école, ma matière préférée était le français ; pour moi, les rédactions, loin de représenter une corvée, étaient une chance de manipuler le langage, ce que j’adorais, et de faire travailler mon imagination et mon cerveau. Maintenant que je suis traductrice, j’aimerais parfois pouvoir me libérer des contraintes et restrictions qui me sont imposées par la nature même de mon activité. Ne serait-il pas fabuleux de pouvoir écrire sans fléchir sous le joug du document source ? De rédiger des phrases d’une longueur impensable, de m’exprimer à l’aide de métaphores, de sombrer dans l’illogisme et de choisir le sujet de mon choix, en un mot, d’être libre ?
D’un point de vue professionnel, il est également crucial que je continue à affûter mes compétences littéraires. C’est pour cela que j’ai cherché à suivre des cours d’écriture en français à Brighton, vu que j’aimais l’idée d’apprendre dans le cadre d’un groupe. Je n’en ai pas trouvé ; le seul choix qui m’était proposé était donc de suivre une formation en ligne ou à distance, idée qui est loin de me faire bondir d’enthousiasme.
Puis on m’a parlé de National Writing Month (NaNoWriMo). En gros, l’idée est de rédiger un roman de 50 000 mots entre le 1er et le 30 novembre (au rythme de 1 600 mots par jour). Une idée de dingue ? En effet ! Cependant, comme l’organisateur le dit : « Écrire un roman en un mois est une idée ridicule, une entreprise réservée aux idiots et à ceux qui n’y connaissent rien. Heureusement que nous appartenons à la deuxième catégorie : cela fait de nous des écrivains dangereusement redoutables. Libérés des contraintes imposées par la rédaction d’un joli roman bien ficelé, nous pouvons galoper, nus et rugissant de joie, dans les vallées de notre imagination. »
Je me suis donc inscrite sur le site Web, en compagnie de quatre de mes « collègues », ce qui m’aidera sans aucun doute à rester motivée. J’indiquerai sur ce blog le nombre de mots pondus, histoire de me pousser à continuer !

De | 2016-10-18T15:50:43+00:00 1 novembre 2005|La traduction freelance|4 Comments

À propos de l'auteur:

Celine
Je m’appelle Céline Graciet et j’offre mes services de traduction de l’anglais au français à différents clients travaillant dans des secteurs variés. En 2003, j’ai lancé un blog abordant des sujets variés : les langues, la traduction, l’anglais, le français et tout ce qui touche au secteur de la traduction et à la vie d’une traductrice.

4 Réaction

  1. Ivan Favennec novembre 1, 2005 à 2:38

    Chère Céline
    Je suis très heureux et rassuré à la fois que vous apparteniez seulement à la deuxième catégorie des écrivains qui galopent nus et rugissants (rougissants?) à l’ombre complice des vallées imaginaires. Quelle vision !
    Bravo pour cet article. J’attends fébrilement les perles qui tomberons de votre imagination par votre plume qui n’est pas d’oie (blanche).
    Bien cordialement,
    Ivan

  2. jujuly novembre 4, 2005 à 8:03

    wow. Bravo. Et bien sûr, nous aurons les mots de la fin…?
    😉

  3. céline novembre 5, 2005 à 11:03

    Après une semaine à suer sur la page blanche, une chose est certaine : je n’ai pas de voix propre. On me dit qu’elle a besoin de se délier, que ça va venir, mais que ma prose est ennuyeuse pour l’instant ! Dis, jujuly, toi qui traduis des vrais romans, ça ne te tente pas de tenter l’aventure ?

  4. jujuly novembre 7, 2005 à 2:49

    Oh, si, bien sûr, mais je suis trop paresseuse… (ou trop occupée par mes activités et mes trois enfants actifs !)

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