On m’a contactée pour essayer de me recruter ! Ça ne m’était jamais arrivé avant ! On m’a demandé de postuler pour le poste suivant : trois mois dans les bureaux d’une agence de traduction locale pour travailler sur la traduction d’un nouveau jeu vidéo ; mon travail consisterait à communiquer avec les traducteurs et traductrices, à relire leur travail et garantir la cohérence des différentes parties. Ensuite, un mois à Tokyo, tous frais payés, pour implémenter la traduction dans les bureaux du client.
C’est une décision à ne pas prendre à la légère, j’ai donc préparé une liste des avantages et inconvénients :
Avantages

  • UN MOIS À TOKYO, TOUS FRAIS PAYÉS
  • Excellente expérience dans la gestion de projets
  • Un pied dans l’industrie de la traduction de jeux vidéo

Inconvénients

  • Le salaire offert est moins de la moitié de ce que je gagne actuellement, mais je vais essayer de négocier
  • Vais-je perdre tous mes clients si je disparais pendant quatre mois ?
  • Est-ce un travail qui me plaira ?

J’aimerais beaucoup connaître l’expérience de collègues qui ont fait une pause durant leur carrière indépendante, ou qui se sont lancés dans une aventure similaire. En effet, je n’ai aucune idée de l’impact qu’une telle décision pourrait avoir sur ma carrière freelance. Qu’en pensez-vous ? Superbe chance à ne pas rater ou dangereux piège ?

De | 2016-10-18T15:50:57+00:00 13 juillet 2005|La traduction freelance|16 Comments

À propos de l'auteur:

Celine
Je m’appelle Céline Graciet et j’offre mes services de traduction de l’anglais au français à différents clients travaillant dans des secteurs variés. En 2003, j’ai lancé un blog abordant des sujets variés : les langues, la traduction, l’anglais, le français et tout ce qui touche au secteur de la traduction et à la vie d’une traductrice.

16 Réaction

  1. Morgan juillet 13, 2005 à 5:53

    Je suis ébloui par la qualité des informations figurant dans vos posts ô combien hétéroclites et atterré par la « faible » quantité de commentaires – quand il y en a – témoignant du goût pour la culture de surface allant crescendo à l’heure actuelle… Je suis sûr que votre blog dresserait une discographie exhaustive de Benny Hill, les messages de soutien et remarques impétueuses de tous poils suffiraient à faire saturer l’hébergeur ainsi que les courageux ingénieurs qui tenteraient de le désengorger !
    Vous l’aurez donc compris, c’est en parcourant votre site que j’éprouve une jubilation quasi enfantine à l’idée d’embrasser un jour à mon tour la carrière de traducteur. (Ouah ça le fait !)
    La passion des langues mise à profit, la découverte perpétuelle de choses nouvelles et le goût du travail bien fait lié à l’ opportunité de rouler sa bosse ; mon rêve !!
    Passionné par le Japon au point d’étudier la langue et ce qui s’y rapporte en fac, je ne pourrais que vous adresser un message empreint d’optimisme et néanmoins dépourvu de toute objectivité tel que : « FOOOOONCE CELIIIIINE !! ». Mais les enjeux liés à votre situation professionnelle et personnelle me ramèneront sagement à la raison, vous souhaitant d’opter pour la meilleure solution et vous priant d’agréer mes plus mondaines excuses pour ce regrettable écart langagier – vous avez raison, « on n’a pas gardé les vaches ensemble pour que tu me tutoies espèce de naze !».
    En bref Céline, j’admire votre profession, votre situation géographique et votre ouverture d’esprit et ne peux qu’espérer suivre votre parcours exemplaire dans les années à venir.
    Sincères salutations d’un admirateur ébaubi,
    Morgan.

  2. Octave juillet 13, 2005 à 9:04

    Eh Bobby! Comment dit-on “sale petit péteux” en japonais?

  3. Aurore juillet 13, 2005 à 9:12

    Pour ma part, je n’oserai jamais prendre un tel risque, mais qu’est-ce que je suis frileuse moi alors 😉
    En revanche, je suis sûre que dans votre cas, et vu le dynamisme dont vous affichez toutes les apparences (qui ne peuvent être trompeuses), vous saurez toujours retomber sur vos pieds. Ce type de commentaire ne vous aide peut-être pas vraiment hein? C’est toujours mieux que la prose estudiantine ampoulée de ce petit crétin de Morgan qui semble n’avoir aucune considération pour le genre humain. Elitiste va!!!
    Ne pourrait-on interdire d’accès à ce site ce genre de prétentieux mal embouché pour laisser la parole aux gens sérieux et sympas??? Et je ne parle pas là que de moi 😉

  4. Abie juillet 13, 2005 à 9:42

    Holà bijou!
    Un peu d’humour et de second degré que diable!
    La proposition paraît alléchante, surtout si le salaire est effectivement renégocier, mais mon ignorance du métier de traducteur enlève tout intérêt à mon point de vue.
    Mais un doute m’étreint : pas d’abandonneras de blog au bord d’une autoroute sous prétexte d’exil au Japon, hein?
    Encore bravo pour ce blog…
    PS: comme il n’y a pas de trackbacks dans tes articles, je mets ici les lien vers ce que tu m’as inpiré, plus ou moins directement:
    http://ceciestuntest.over-blog.com/article-532215.html
    http://ceciestuntest.over-blog.com/article-387466.html
    http://ceciestuntest.over-blog.com/article-387555.html

  5. jean-paul juillet 14, 2005 à 8:02

    Eh Bobby! Comment dit-on “sale petit péteux” en japonais?
    La réponse est: OCTAVE.

  6. Morgan juillet 14, 2005 à 9:55

    Eh bien pour commencer, je présente à tous et à toutes mes plus plates excuses pour avoir fait la parfaite démonstration de ce qu’il ne faut pas écrire quand on est fatigué, admiratif, jeune, orgueilleux et… péteux ! (pour connaître le rapport avec mon précédent message, demandez donc à Octave, qui pour combler son manque de justesse dans le choix de ses mots vient chercher ici comme moi béotien, le savoir qui lui manque). Je dois aussi dire que je ne m’attendais pas non plus à être lu par certaines personnes primaires et méchantes chez qui l’humour ne figure apparemment pas dans le vocabulaire de base ; s’intéresser à la traduction ne signifie pas se mettre à la portée de toutes les productions, y compris les plus grossières et dénuées de qualités littéraires comme celle venant d’un jeune impétueux comme moi Aurore ?… Je précise que sans ambitionner de susciter le fou-rire, je me suis lâché et essayé de faire preuve d’humour en adressant un rapide message de sympathie à Céline… A la relecture, il est évident que j’ai loupé le coche et qu’Octave et Aurore aussi apparemment ! Pour des gens se voulant sensés et bien pensants, à mon contraire, est-il bien raisonnable de briller par son apparent mépris et autosuffisance contenus dans quelques mots réducteurs envers les autres…
    Ce site d’un intérêt certain n’avait pas besoin qu’un étudiant présomptueux dans mon genre vienne polluer les pages éclairantes et savamment élaborées par vos soins Céline et j’en suis sincèrement désolé. Ainsi, j’espère que vous saurez passer outre mon premier message, résultat d’une « prose » navrante et des deux réactions à la hauteur de mes dires en les effaçant. Prenez plutôt exemple sur Jean-Paul que je remercie pour son clin d’œil et qui a fait preuve de discernement au milieu de la lourdeur de mon post.
    Reprenons donc simplement, je voulais juste vous témoigner mon enthousiasme quant à la qualité de ce site – si tant est que je puisse me permettre de juger du bon goût vu les défauts que je manifeste diront certains– et vous dire combien votre activité professionnelle me fascine. M’y étant certes mal pris pour susciter la sympathie, vous êtes la preuve que l’on peut être jeune et talentueux et Jean-Paul que les gens intelligents et faisant preuve de distinction et de finesse existent bel et bien. Je regrette simplement de ne pouvoir en faire partie contrairement à nos deux névrosés réactionnaires, j’ai nommé l’homonyme d’un Empereur mégalomane et celle dont le prénom évoque ce qui succède à l’heure la plus noire de la nuit selon un proverbe anglais. L’un a conservé l’arrogance et l’autre nous a montré l’obscurité de son caractère.
    Si l’éminence grise Octave semble ne pas être ami avec l’étymologie, sa semblable Aurore a su malgré le creux dont a fait preuve son message (au même titre que le mien) trouver le mot juste : « ampoulé ». J’espère perdre ce style redondant et dénué d’intérêt grâce à des personnes comme vous et Jean-Paul de qui la qualité des initiatives et l’abnégation valent mieux que les critiques faciles et acerbes de certaines mauvaises langues.
    Enfin, pour répondre à votre question cher Octave (oui j’éprouve pour vous une tendre empathie pour votre vilenie de personnage arrogant et frustré) sachez qu’en japonais les insultes sont assez limitées rendant difficile la traduction de bons nombres d’entre elles. Les japonais semblent avoir compris qu’il est lamentable et dégradant d’insulter un sot en se croyant supérieur.
    Face aux avatars bilieux qui continueront à m’envoyer leur venin je dirai : … ben rien manquerait plus que je sois vulgaire en plus d’être grossier ! Je me contenterai d’adopter l’adage suivant : Soyez avare de votre mépris en raison du grand nombre de nécessiteux.
    A tous les autres, mon profond respect et mes sincères salutations. En espérant ne pas vous avoir ni trop choquée ni trop offensée chère Céline,
    Morgan AKA Bobby pour les idiots.

  7. céline juillet 14, 2005 à 10:58

    Comme la cavalerie, j’arrive après la bataille et un petit checkup chez ma dentiste.
    Vu que je place la liberté d’expression au-dessus de tout, et que vous êtes tous et toutes assez grand(e)s pour vous défendre, je vais conserver tous ces commentaires, mais je voudrais soulever quelques points :
    1. Quand on n’aime pas ou qu’on se sent vexé(e) par les propos de quelqu’un, sur mon site en tout cas, je préférerais qu’on attaque les propos eux-mêmes, pas la personne, au sujet de laquelle on ne sait rien. Ça évite les échanges stériles d’insultes et ça favorise les échanges d’opinions, qui peuvent même parfois mener à une meilleure compréhension d’autrui.
    2. Morgan, moi j’aime bien le style “ampoulé”, les mots peu usités et les phrases longues. Quand on est traductrice, on doit toujours privilégier la clarté du propos, ce qui fait que je n’ai plus vraiment de “voix” propre, ce que je trouve un peu dommage. Essaie de conserver la tienne et bonne chance pour la suite de tes études.
    3. Pourquoi mes posts suscitent-ils peu de commentaires (du côté français, du moins) ? Je n’en sais rien, et je ne me hasarderais pas à trouver des raisons, mais le peu que je reçois sont toujours informatifs et enrichissants ; moi, ça me va très bien !
    4. Abie, j’ai l’impression que ton site ne fonctionne pas en ce moment, mais j’ai hâte de le découvrir. Et le mien accepte bien les trackbacks !
    5. Enfin, bref, je me fais un plaisir de rédiger mes petits billets, j’adore établir un dialogue avec d’autres personnes intéressées par les langues et la traduction, et j’espère que personne n’est trop offensé par des échanges parfois un peu vifs ; moi, ce que je retiens dans “échanges un peu vifs” , c’est “échanges”. Merci à tous.

  8. jean-paul juillet 14, 2005 à 3:26

    Bravo Céline et Morgan. Vos contributions sont enrichissantes à tout point de vue. Les propos insultants, rédigés en “gutter French” ne sont d’aucun intérêt. Si vous en revenions au sujet, by the way??? Que conseiller à Céline qui semble quelque peu appréhender ce saut dans l’inconnu?
    Personnellement, au vu de ses qualités linguistiques et humaines qui transparaissent dans ce qu’elle écrit, je lui dirai qu’elle réussira car elle a “la fibre.” Toutefois, Céline, la hiérarchisation que tu as adoptée pour les “pros” est révélatrice. En 1: un mois à Tokyo, tous frais payés. Remplace Tokyo par Coventry, par exemple, et je pense que cette substitution montrera qu’il faut peut-être se méfier des sirènes exotiques. Par ailleurs, les jeux vidéo ne visent qu’un marché assez limité (les jeunes essentiellement). Vu que tu fais (entre autres) des traductions de films, il me semble que passer dans le secteur des jeux vidéos, avec un salaire amputé de 50% et seulement de vagues perspectives en guise de plan de carrière, me semble un pari très risqué.

  9. céline juillet 14, 2005 à 3:48

    Dites, on avait dit halte aux insultes ! Je laisse passer, mais après ça c’est terminé, je ne voudrais pas qu’Aurore et Octave, qui j’en suis sûre, ont plus fait preuve de maladresse que d’autre chose, décident de ne plus remettre les pieds (virtuels) ici.
    Jean-Paul, le secteur des jeux vidéo est ENORME et ne cesse de croître ; le public qu’il touche va de 7 à 77 ans, et si une industrie ne pourra à coup sûr pas confier ses traductions aux super-programmes de traduction de l’avenir, c’est bien celle-là. Une machine ne sera jamais capable de parvenir au niveau de créativité requis par des jeux intelligents, souvent drôles et qui utilisent un langage percutant et moderne. C’est donc vraiment une source de travail non seulement intéressante, mais également sûre au long terme.
    Donc ce job me permettrait de gagner une expérience béton dans le domaine, en plus de me faire découvrir Tokyo… le rêve, quoi, si le salaire était à la hauteur. Non pas que je sois obnubilée par l’argent, mais j’ai mon appart à payer, le loyer de mon bureau, et puis je refuse de me faire exploiter.
    Plus d’insultes, promis, juré ? D’autant que je pars en Ecosse ce soir et que je ne pourrai pas remonter les bretelles aux contrevenants pendant 4 jours… bien sûr, je pourrais fermer les commentaires, mais j’aimerais mieux faire confiance à mes lecteurs et lectrices.

  10. Octave juillet 14, 2005 à 10:52

    Non plus d’insulte d’autant que je suis plus que ravi, voire flatté, d’avoir fait couler autant d’encre. Quel bonheur, en effet d’avoir pu tenir la dragée haute à feu Benny Hill (paix à son âme). Si je ne reviendrai pas sur la qualité de mes réflexions fortement orientées “provoc” il faut bien l’admettre (mais là, étant un grand garçon j’en assume pleinement les conséquences), je tiens tout de même à soulever que ce qui m’a fait réagir avec tant de véhémence n’est pas tant le style de l’auteur, au demeurant très riche et agréable à lire (désolé de ne pas te suivre sur ce terrain Aurore), que l’affirmation que les gens participant à ce blog ne sont que superficiels. Je suis d’emblée heureux de constater que j’ai pu être l’arbre cachant la forêt de mépris contenue dans cette affirmation. Bien entendu, le second post de Morgan remet les pendules à l’heure (ce qui pour un idiot dans mon genre s’avèrait apparemment nécessaire) et est emprunt de beaucoup plus de modestie que le premier (comme la modestie vous va bien au teint mon cher Morgan). Il est vrai que, de mon point de vue (et je le partage), il est moin grave d’invectiver une personne en particulier que d’affirmer que tous les participants d’un forum sont dénués de profondeur d’esprit. Mais je ne reviendrais pas là-dessus tant il est vrai que l’auteur de ces propos à su se racheter (du moins à mes yeux, mais je suis sûr que la douce Aurore partagera mon opinion). Encore une fois, et pour paraphraser notre hôte (dont je squatte honteusement le blog pour des motifs complètement hors-sujet, je vous présente à ce titre mes excuses)l’échange est effectivement primordial. Comme il est doux de voir que c’est finalement vous, Céline, qui aurez, par votre intelligence et votre analyse fine de la situation (nul doute que vous savez lire, écouter et surtout comprendre vos pauvres invités égarés)apporté le fin mot de cette histoire. Sans rancune donc et bonne nuit à tous.
    Octave, dit Oc’, dit ‘Tav, dit…Mais tais-toi donc!!!!!

  11. fredoche juillet 15, 2005 à 7:42

    bonjour Céline!
    Je ferai pas ici echo à la polémique qui règne dans les commentaires de ce billet, pour me concentrer sur le billet lui-même, et donc ton dilemme.
    Je crois qu’à ta place, je foncerais. Je m’explique: en plus de l’expérience (béton), ce qui fait pencher la/ma balance c’est le “tout frais payés” à Tokyo. Si je comprends donc bien, ton salaire serait donc juste de l’argent de poche (durant ce mois-là, du moins)… Ca devrait suffire à couvrir tes frais anglais pendant la période, non?
    D’autre part, il me semble qu’aller voir directement les clients japonais ne peut que te mettre le pied à l’étrier. Quant à tes clients actuels, la partie de ton site “la parole aux clients” montre bien en quelle estime ils te tiennent: ils attendront donc ton retour pour les choses qui peuvent attendre, et donneront les autres à d’autres traducteurs moins bons en t’attendant! (quoi je suis optimiste?)
    Bon courage pour prendre ta décision!

  12. Morgan juillet 15, 2005 à 4:56

    Bonjour à tous et merci de votre compréhension.
    Le calme est en effet revenu après la tempête et je suis soulagé de constater qu’aucun de nous n’avait l’intention de nuire bêtement à autrui et que nos réactions à tous sont justifiées.
    J’apporte une précision à Octave car il semble évident que je me sois mal exprimé pour qu’Aurore ait eu la même réaction : je ne me permettrais JAMAIS de dire que les lecteurs de ce site sont “superficiels” ou tout autre généralité sans fondement auquel cas il faudrait conserver mes chevilles dans du formol pour en étudier la circonférence hors norme ! Je me réjouissais au contraire de trouver un site aussi intéressant de par son contenu et susceptible de générer de vrais échanges constructifs avec des gens passionnés par la communication et par les langues étrangères tout comme moi ; ce genre de blogs ne semblant pas les plus nombreux, je ne faisais qu’exprimer mon regret. Je n’avais nulle intention de me placer au-dessus du panier, ce que j’ai pourtant fait au début de mon premier message et en suis le premier navré.
    Internet est une véritable aubaine pour des gens d’horizons variés de se fédérer autour d’intérêts communs et d’échanger points de vue et expériences diverses. Aussi, je ferai de mon côté table rase des griefs qui nous ont valu de nous tirer dans les pattes et espère nouer un dialogue enrichissant avec qui le voudra.
    Enfin, Céline, à défaut de vous conseiller car ne connaissant pas le quotidien d’un traducteur indépendant, je me permettrai juste de dire que malgré le parfum tentant de l’offre, il est primordial de savoir qu’à son retour, sa clientèle (d’habitués ?) ne sera pas à refaire. Elaborer un petit plan de fidélisation de vos clients principaux avant votre départ peut amortir votre retour et limiter les craintes. Si votre réseau relationnel est bien robuste, vous pourriez songer à accepter la propositon sans risquer de vous retrouver le bec dans l’eau par la suite. Par ailleurs, le secteur du jeu vidéo peut en effet élargir vos contacts et le séjour à Tokyo vous faire toucher du doigt une société dont la conception du milieu professionnel vous apporterait une expérience humaine inoubliable. Pour information, nos profs s’accordent à dire que les traits grossis des caractéristiques du livre d’Amélie Nothomb “Stupeur et tremblement” ou même son adaptation cinématographique donnent tout de même une vision assez réaliste du fonctionnement de l’entreprise japonaise et des codes qui régissent cette société unique.
    Je ne vous apprends rien mais sachez que si vous déclinez l’offre, je veux bien prendre votre place dans l’avion pour le Japon ! ^^
    Bien à vous tous,
    Morgan

  13. Octave juillet 15, 2005 à 6:48

    Bravo pour cette ouverture d’esprit Morgan et à mon tour d’être désolé de m’être exprimé aussi bêtement (et dire qu’une fraction de seconde je me suis cru drôle, si si!). Pour clore un peu ce débat (finalement passionnant) je me permets de faire un nouveau détour par rapport au sujet. Il m’est arrivé une aventure similaire, une incompréhension totale suite à un échange de mails entre un client et votre serviteur. Malheureusement, j’avais très mal perçu un message qui se voulait anodin (une fois n’est pas coutume)et cette aventure s’était plutôt bien terminée: comme quoi, les mails ne parviendront jamais (où très rarement) à exprimer clairement nos intentions, ou à défaut notre état d’esprit du moment. Faudrait-il qu’une génération spontanée de traducteurs “d’esprit du mail” fasse son apparition pour mettre un terme à ce dysfonctionnement de la communication par écran interposé, où faut-il compter sur notre seule ouverture d’esprit (qui m’a fait gravement défaut pour le coup) pour régler ce genre de problème? Je pense que la deuxième solution est plus propice à la prise de conscience, surtout lorsque l’on a la chance de finalement parvenir à rompre les barrières imposées par cette froide communication pour enfin s’ouvrir à son interlocuteur (la pudeur nous pousse parfois à emprunter des chemins bien tortueux).
    Octave

  14. Morgan juillet 17, 2005 à 4:15

    Merci Octave !
    Ne vous excusez pas car vous m’avez fait prendre conscience avec Aurore que j’avais peché quelque part. J’ai cherché le baton pour me faire battre et à la vue de celui-ci, j’ai montré les crocs. Mais j’ai bien compris que la maladresse du débutant dont j’avais fait preuve soulevait le problème de l’appréhension de l’autre par l’écrit. Vous mentionniez à juste titre le côté froid et impersonnel de la communication par internet. Je suis d’ailleurs curieux de connaitre vos expériences d’un point de vue de la traduction : comment faire devant un texte dont on n’arrive pas à saisir l’atmosphere ou le ton que veut donner l’auteur et comment faire quand le texte seul ne fournit pas toutes les informations requises en vue de la parfaite retranscription ?
    J’ai en réserve bien des questions un peu maladroites du genre auxquelles vous avez surement deja répondu. Aussi, afin de ne pas engorger de trop le blog de Céline (que je remercie au passage) si vous avez connaissance de sites et de portails dédiés à la traduction et à l’interprétation [pourquoi préférer le mot interprétation à interprétariat ? <— selon les profs de l’Esit et de L’Eti) où on peut echanger à foison, n’hésitez pas à me les indiquer ! 😉
    En esperant vous y retrouver, ou à défaut vous lire ici avec plaisir,
    Morgan

  15. ian nathan juillet 18, 2005 à 4:18

    Bonjour Céline
    Je lis votre blog depuis quelques semaines avec grand plaisir. Bravo et merci pour la qualité et la pertinence de vos posts 🙂 Great stuff.
    Décision à prendre? Avantage ou inconvénients?
    Pourquoi pas une liste Risques si je le fait/ Risques si je ne le fait pas?
    Tel que je le vois d’ici:
    Si vous le faites au pire
    • vous perdrez deux mois de salaire – et alors
    • vous passerez quatre mois de galère – j’en doute et puis même…
    • vous perdrez votre indépendance ou vos clients – ça se gère
    Si vous ne le faites pas
    • vous pourriez le regretter – vous ne saurez jamais si….
    Alors vu de mon fauteuil d’un coté vous gérez (mot que je déteste par ailleurs mais si on l’appelait du Risk Management) de l’autre pas.
    Par contre ce que je risque si vous le faites c’est de ne pas vous lire pendant quatre mois et moi je le regretterais sans pouvoir le gérer.
    best of luck
    ian

  16. céline juillet 19, 2005 à 2:35

    Merci tout le monde !
    Pas de nouvelles, donc à mon avis c’est râpé, mais je ne le sentais pas bien, et mon instinct est en général plutôt fiable (sauf quand il se trompe). Pourquoi offrir un salaire tellement faible pour un poste à responsabilité tellement complexe ? En plus, je leur ai demandé des détails sur les conditions de travail, les congés, ce qui se passe en cas de maladie, ce que “tous frais payés” comprend, et pas de réponse… c’est pas vraiment bon signe, à mon avis.
    Le poste a été offert sur proz et a dû faire un heureux ou une heureuse.
    Quant aux questions que vous soulevez (Morgan et Octave), elles sont si intéressantes que j’aimerais consacrer un peu plus de temps à y réfléchir ; là j’ai du travail à terminer, mais j’y reviendrai bientôt.
    Merci à tous pour vos conseils/compliments !

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