Je suis en train de lire Underground London, de Stephen Smith. Il y parle des toshers, qui, autrefois, écumaient les égouts de Londres à la recherche d’objets précieux. Ce n’était pas une carrière des plus reluisantes, mais elle nous a laissé une expression, « a load of tosh », qui veut dire « n’importe quoi », « c’est des bêtises », tosh voulant dire « fadaises ». Pourtant, à l’origine, tosh était le mot utilisé par les toshers pour désigner les trésors qu’ils trouvaient dans les égouts, comme cette citation trouvée dans l’Oxford English Dictionary le prouve (ma traduction) :

Les chasseurs de trésor des égouts étaient autrefois, et le sont toujours, appelés « toshers ». Ils qualifient de « tosh » les articles qu’ils trouvent en écumant les rives, et ce mot est particulièrement utilisé pour tout objet en cuivre. (H. Mayhew, 1852)

De | 2016-06-08T13:11:00+00:00 20 janvier 2006|Expressions idiomatiques|2 Comments

À propos de l'auteur:

Celine
Je m’appelle Céline Graciet et j’offre mes services de traduction de l’anglais au français à différents clients travaillant dans des secteurs variés. En 2003, j’ai lancé un blog abordant des sujets variés : les langues, la traduction, l’anglais, le français et tout ce qui touche au secteur de la traduction et à la vie d’une traductrice.

2 Réaction

  1. jean-paul janvier 20, 2006 à 9:03

    FLUSHERS: The men in charge of sewers used to be known as “flushers.” Their forebears, emptying middens and cesspits, were called “nightmen” (for the sake of respectability, night was when most of the work got done), and before that there were “gong-fermors”. In the nineteenth century, there were also “toshers”, who would search the sewers for valuables. “Strange to say,” the journalist Henry Mayhew wrote of them, “the sewer-hunters are strong, robust and healthy men, generally florid in their complexion, [mostly] between 60 and 80 years of age, who have followed the employment during their whole lives. The men appear to have a fixed belief that the odour of the sewers contributes in a variety of ways to their general health.”
    PUREFINDERS: They collected dogs’ dung from the streets and sold it to the tanners in Bermondsey who used it to purify leather.
    MUDLARKS and TOSHERS :They scavenged in sewers and on the river foreshore, finding coins, bones, pieces of coal, rope and nails which they sold. It was a very dangerous job. The sewers were old and often collapsed, and when the tide came in they
    could drown. Sometimes they were as young as six years old.
    Ce qui prouve que “where’s there’s muck, there’s brass.” La solution au chômage? 😉

  2. Bruno janvier 20, 2006 à 3:44

    Une bonne description de la vie de ces “toshers” peut être trouvée dans le roman “The Quincunx” (Le Quinconce) de Charles Palliser. Une partie de ce roman (excellent au demeurant) se passe justement à Londres, au début du 19ème siècle, et le héros John Huffam en est, à un moment, réduit à exercer ce métier pour gagner sa vie. Il manque d’ailleurs de se noyer à plusieurs reprises, la marée inondant totalement certaines artères. Je ne l’ai cependant lu qu’en français, je ne peux donc pas dire si c’est bien le terme “tosher” qui est utilisé dans la version originale…

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