Par Christian Arno
Lingo24 est constamment à la recherche de nouveaux traducteurs et traductrices et encourage les professionnels de la traduction, quel que soit leur domaine d’expertise, à postuler par l’intermédiaire de son formulaire en ligne.
En tant que bureau de traduction solidement établi, nous utilisons déjà les services de quelques 900 traducteurs et traductrices freelance, à des degrés variés. Nous disposons en général des ressources humaines nécessaires pour répondre aux besoins de nos clients réguliers, mais comme nous devons rester au fait des nouvelles combinaisons de langues et développements spécifiques à notre industrie et que nos traducteurs et traductrices préférés sont souvent occupés, il est crucial que nous puissions avoir rapidement accès à de nouveaux talents. Notre système de recrutement des traducteurs et traductrices nous aide énormément, car il constitue un réservoir potentiel que nous pouvons utiliser quand le besoin s’en fait. Il est important de comprendre qu’il faut du temps pour se faire une place au sein d’un bureau de traduction, en particulier si on a une expérience limitée et qu’on travaille avec des langues courantes. Ceci dit, notre méthode consiste à confier de petits projets à nos nouvelles recrues, en partie pour leur montrer que nous sommes sérieux et voulons vraiment travailler avec eux/elles, et en partie pour évaluer la qualité de leur travail dès le départ.
Les points principaux (par ordre de priorité) qui nous intéressent lorsque nous consultons les statistiques vitales (!) d’une recrue potentielle sont :
a) Qualifications/Appartenance à une organisation professionnelle
b) Domaines réels d’expertise
c) Nombre d’années dans la traduction
d) Tarifs
e) Logiciels de traduction/compétences
f) Pays/tranche horaire
Comme le dit notre baratin marketing : « Nos traducteurs et traductrices sont des professionnel/le/s à plein temps qui ne traduisent que dans leur langue maternelle. À chaque fois que cela est possible, nous confions nos traductions à des personnes habitant dans le pays de leur langue cible pour garantir que le langage utilisé sera approprié et dans l’air du temps. » En conséquence, nous faisons généralement traduire et éditer nos documents destinés au public français par des linguistes professionnels basés en France.
Ceux et celles qui débutent dans la traduction se retrouvent dans une situation difficile. La grande majorité des bureaux de traduction exigent une expérience bien assise (la plupart demandent deux ans, nous demandons cinq ans d’expérience) avant de vous confier des travaux. Mais comment obtenir cette expérience ? Voici deux options : tout d’abord, vous pourriez travailler pour un grand bureau de traduction (ou une très grande société qui a son propre service de traduction). Lingo24 Translation Services, comme d’autres bureaux de traduction de petite ou moyenne taille, ne traduit pas beaucoup de documents en interne (seuls 3 de nos 40 employés font de la traduction à plein temps) et ne peut donc pas vous aider dans ce cas. En revanche, nous avons compilé un Guide des carrières dans la traduction pour aider les diplômé/e/s de langue à évaluer leurs options, et d’ailleurs, à ce sujet, nous sommes ravis de répondre aux questions de linguistes par l’intermédiaire de la communauté… Cependant, de grandes sociétés, telles que SDL, peuvent avoir des postes à pourvoir, où vous pourrez affûter vos compétences sous les auspices de collègues expérimentés. La seconde option bien réelle est de vous lancer dans le monde de la traduction en offrant de faire gratuitement de courtes traductions. Des petites sociétés vous demanderont sans doute de faire un test avant de vous confier leurs documents, mais si vous arrivez à les impressionner, il ne fait aucun doute qu’on utilisera à nouveau vos services. Au fur et à mesure que vous obtiendrez de plus en plus de travail (je vous suggère d’employer cette méthode avec environ 5 sociétés), vous pourrez commencer à augmenter vos tarifs. Il ne vous faudra pas longtemps pour très bien gagner votre vie en faisant ce qui vous plaît le plus !

De | 2016-10-18T15:50:33+00:00 24 février 2006|De passage, La traduction freelance|3 Comments

À propos de l'auteur:

Celine
Je m’appelle Céline Graciet et j’offre mes services de traduction de l’anglais au français à différents clients travaillant dans des secteurs variés. En 2003, j’ai lancé un blog abordant des sujets variés : les langues, la traduction, l’anglais, le français et tout ce qui touche au secteur de la traduction et à la vie d’une traductrice.

3 Réaction

  1. Bela mars 1, 2006 à 3:21

    “La seconde option bien réelle est de vous lancer dans le monde de la traduction en offrant de faire gratuitement de courtes traductions.”
    A mon avis, c’est un mauvais conseil: les employeurs ne respectent que les professionnels qui considèrent que leur travail mérite d’être rémunéré.

  2. céline mars 1, 2006 à 8:06

    Je suis tout à fait d’accord Bela. C’est lancer un mauvais signal que de travailler gratuitement. Si l’on prend sa carrière au sérieux, qu’on a fait les études ou la formation qu’il faut, que seule l’expérience manque, on fera du bon travail, même si une relecture soignée et indépendante s’impose. Sinon, à partir de quand peut-on raisonnablement demander un salaire ? C’est la porte ouverte à tous les abus.
    Non, moi je pense que le travail gratuit a du mérite dans un seul cas : quand il se situe à l’extérieur du contexte commercial. Je m’explique : quand j’ai commencé, mon CV était évidemment “léger”, et je savais bien que mon manque d’expérience représentait un sérieux handicap. C’est pour cela que j’ai contacté des organisations caritatives pour proposer mes services. La question de la rémunération ne se posait pas, j’ai donc pu réaliser des traductions pour des organisations qui en avaient besoin, obtenir des réactions sur la qualité de mon travail, quelques références et j’ai pu mentionner ces travaux sur mon maigre CV. Ça m’a beaucoup aidé de pouvoir montrer à des employeurs potentiels que j’avais un minimum d’expérience, et qu’on avait été satisfait de mon travail. Si c’est une voie qui vous intéresse, allez voir ma page de liens, j’y mentionne les organisations pour lesquelles je travaille toujours.

  3. Bela mars 3, 2006 à 2:21

    Oui, cette fois, je suis d’accord avec vous : vous avez bien su gérer votre carrière. Et j’imagine que j’aurais fait de même si je n’avais pas eu la chance de décrocher mon premier job alors que j’étais encore à l’université. J’étais en dernière année de maîtrise d’anglais (en 1971), à Nice, quand on nous a signalé que le Laboratoire de Neurophysiologie de la Faculté des Sciences cherchait un traducteur/documentaliste à plein temps. Comme j’avais fait près de deux ans de Psycho, j’avais un gros avantage sur le plan du vocabulaire scientifique et j’ai été choisie. J’avais un contrat de deux ans, et j’aurais pu le renouveler, mais j’avais entre-temps découvert le théâtre anglais et je voulais voir si je pouvais vivre ici. Je suis allée passer un an à Stratford-upon-Avon, avant de retourner en France, en 1975. J’ai fait quelques lectures de bouquins anglais pour les Editions Stock et j’ai rapidement été chargée de traduire la moitié d’un recueil de nouvelles d’Isaac Bashevis Singer, parce que la traductrice n’avait pas assez de temps pour le finir. Et voilà, c’est ainsi que je suis devenue traductrice littéraire !
    Comme vous le voyez, tout cela remonte à plus de trente ans. Je suis presque à la retraite maintenant et, ô joie !, la recherche d’un travail ne fait plus partie de mes préoccupation. Mais cela m’intéresse toujours.

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