Suite française, d’Irène Némirovsky, a été traduit en anglais par Sandra Smith, et on peut maintenant le trouver dans le commerce. Je n’ai pas lu cette traduction, mais j’ai bien lu l’original en français. Il s’agit d’un extraordinaire compte-rendu de la vie en France suite à la défaite contre l’Allemagne au début de la seconde guerre mondiale. L’histoire qui entoure la publication du roman est également hors du commun : Irène commença à écrire un roman, s’inspirant des événements qui se déroulaient autour d’elle, avant d’être capturée par les Nazis et d’être envoyée à Auschwitz, où elle trouva la mort. Ses filles, cependant, survécurent et gardèrent précieusement ce qu’elles pensaient être les mémoires de leur mère. Ce n’est qu’en 2004 qu’elles réalisèrent qu’il s’agissait d’un roman, qui fut par la suite publié. Je vous le recommande chaudement.

De | 2016-06-08T13:19:31+00:00 27 mars 2006|Culture|6 Comments

À propos de l'auteur:

Celine
Je m’appelle Céline Graciet et j’offre mes services de traduction de l’anglais au français à différents clients travaillant dans des secteurs variés. En 2003, j’ai lancé un blog abordant des sujets variés : les langues, la traduction, l’anglais, le français et tout ce qui touche au secteur de la traduction et à la vie d’une traductrice.

6 Réaction

  1. sof frankenstein mars 27, 2006 à 4:16

    Ce livre est merveilleux. On vendait Nemirovsky depuis bien longtemps dans les bonnes librairies indépendantes (“le bal” est un petit bijou au scalpel), alors qu’elle n’était pas encore connue du grand public. Je suis un peu triste de voir que c’est amazon qui touche le pactole grâce à votre lien en marge alors que les bonnes librairies indépendantes font un vrai travail de fourmi pour faire vivre ses oeuvres, et ne se contentent pas de surfer sur la vague du plus médiatisé.

  2. céline mars 27, 2006 à 4:25

    Sof, n’ayez crainte, on est très très loin du pactole avec mes liens, heureusement qu’amazon ne compte pas sur moi pour vivre… j’encourage bien entendu ceux et celles d’entre vous qui ont des jambes en bon état de fonctionnement d’aller rendre visite à votre libraire indépendant préféré (pour moi, c’est City Books, Western Road, à Brighton ou La librairie de la rue en pente à Bayonne) si vous décidez d’acheter ce livre.

  3. Gotzon mars 28, 2006 à 3:52

    Ma fille aînée, qui étude Traduction et Interprétation à Barcelone, m’a fait cadeaux du livre en 2004 et je me suis entiché d’Irène Némirovsky. Dans sa biographie, à la fois tragique et romanesque, je souligne le fait qu’elle parlais assez bien la langue basque: pendant les années 20, sa famille s’est rendue à plusieurs reprises à Biarritz pour passer les vacances. Curieuse de tout ce qui l’entourait, elle a appris assez bien la langue basque.
    Depuis le Pays Basque, «milesker» de ton blog !

  4. céline mars 28, 2006 à 4:05

    Agur Gotzon ! Elle était décidément très douée pour les langues, le basque a la réputation d’être quasiment impossible à apprendre en seconde langue.

  5. Gotzon mars 29, 2006 à 6:42

    Heureusement, des milliers de personnes au Pays Basque et ailleurs démentent cette réputation 😉

  6. Dominique mars 29, 2006 à 10:40

    Je recommande aussi les deux livres de sa fille Elisabeth Gille, le premier est la biographie de sa mère, « le Mirador », le deuxième est une fiction autobiographique sur l’enfance de l’auteur à partir du moment où elle a été cachée, « Un paysage de cendres ». J’ai fait lire ce dernier à mes élèves.

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