Volet 1
Volet 2
Volet 3
Comme certains d’entre vous l’ont certainement constaté, se mettre à son compte implique de dépenser de l’argent avant même de commencer à en gagner.
Ma plus grosse dépense d’investissement pour reprendre le jargon a été jusqu’à maintenant mon site Internet. Comme je n’avais ni les compétences pour le faire ni un concepteur de sites Internet dans mon cercle d’amis, j’ai fait exactement ce que j’aimerais que mes futurs clients fassent : je me suis adressée à un professionnel qui a fait… du travail de professionnel.
Vivant à l’époque au fin fond du Pays de Galles, un site Internet me semblait être le seul moyen de me faire connaître du reste du monde et de diversifier mon marché comme je ne souhaitais pas uniquement travailler pour des agences de traduction. Entre-temps, j’ai déménagé dans une grande ville, mais j’ai le sentiment que mon site reste un atout. Non seulement il m’apporte une certaine crédibilité aux yeux de mes clients potentiels mais il me donne aussi l’occasion de leur fournir un aperçu soigneusement préparé de mes compétences en rédaction, traduction et relecture.
Cependant, une fois le site lancé, les choses sérieuses commencent : il s’agit désormais de s’assurer de sa visibilité sur la Toile. Mon concepteur de sites m’a donné quelques conseils et a écrit un petit article sur son site professionnel. Toutefois ce sont les fiches d’information Cobweb An Introduction to Getting Listed in Search Engines et Online Directories et An Introduction to Increasing Traffic to your Website, disponibles gratuitement par l’intermédiaire des centres Business Link, qui m’ont le plus aidée.
Je décidai dans un premier temps de faire répertorier mon site par des moteurs de recherche tels que Google et des annuaires en ligne gratuits avant d’opter pour la publicité au coût par clic. Voici une liste d’annuaires gratuits, mais attention, certains prennent du temps pour traiter votre demande : Open Directory, dans lequel puisent les principaux moteurs de recherche, Yellow Pages, Kellysearch, Translation directory, 4translators, Go Translators, l’annuaire des traducteurs francophones, Big annuaire. L’idée en m’inscrivant en parallèle auprès d’annuaires de traducteurs était de contrebalancer le fonctionnement parfois plus qu’obscur de Google. En effet, je ne m’explique toujours pas pourquoi mon site n’apparaît nulle part quand je fais une recherche « traducteur indépendant de l’anglais vers le français » dans Google malgré la présence de ces mots-clés non seulement dans mes en-têtes mais aussi dans le contenu de mes pages alors que l’on trouve dès la page 4 des traducteurs de l’anglais vers l’espagnol et autres résultats inadéquats. Bizarrement, je figure en bonne position pour les services de relecture.
Par ailleurs, je me suis aussi inscrite comme membre à part entière sur le site de Proz en juin dernier en espérant que l’adhésion de $141 m’offrirait une plus grande visibilité que l’inscription simple.
Après avoir vécu un certain temps dans une petite ville, j’ai vraiment envie de profiter des avantages professionnels qu’offre une grande ville. C’est pourquoi j’ai commencé à explorer les différents annuaires professionnels de la région, qu’ils soient sous forme électronique ou papier. Je viens aussi de m’inscrire à la chambre de commerce de ma ville. J‘espère que cette adhésion m’apportera non seulement des informations sur des clients potentiels mais aussi une certaine visibilité.
Une fois que j’ai commencé à me renseigner sur la promotion de mes services au niveau local, l’idée de participer à des réseaux est venue naturellement. Mon conseiller à Business Gateway m’apprit l’existence de rencontres organisées par Women into Business. Je me suis rendue à la première de la saison et j’ai beaucoup apprécié l’ambiance. Même si cette soirée ne porte pas immédiatement ses fruits, cela reste un moyen agréable de rencontrer du monde et d’échanger des idées.
Ce que j’aime avec les réseaux, c’est le sentiment de prendre les choses en main plutôt que d’attendre que le client se manifeste. Un bémol toutefois : une soirée entraînant souvent d’autres rendez-vous et rencontres, vous pouvez très vite vous retrouvez dans la situation où la participation à un réseau prend le pas sur le travail.
À ce propos, il est temps pour moi de m’y remettre afin de pouvoir m’attaquer à ce sujet dans le cinquième volet.
Marie.

À suivre.

De | 2016-10-18T15:49:38+00:00 1 novembre 2007|De passage|4 Comments

À propos de l'auteur:

Celine
Je m’appelle Céline Graciet et j’offre mes services de traduction de l’anglais au français à différents clients travaillant dans des secteurs variés. En 2003, j’ai lancé un blog abordant des sujets variés : les langues, la traduction, l’anglais, le français et tout ce qui touche au secteur de la traduction et à la vie d’une traductrice.

4 Réaction

  1. Benoit novembre 1, 2007 à 5:29

    En ce qui concerne les recherches Google, il faut savoir que ça fait une dizaine d’années qu’aucun moteur de recherche n’utilise plus les champs de mots-clés renseignés dans les en-têtes (meta keywords), tellement il y avait d’abus je suppose. Pourtant les gens continuent imperturbablement à en mettre et à conseiller d’en mettre, un genre de cargo-cult je suppose 🙂
    Ce qui est important par contre, c’est d’avoir ces mots dans :
    – Le titre des pages (balise title)
    – Les titres et sous-titres à l’intérieur des pages (balises h1, h2, h3, etc.)
    – Le texte des liens en provenance d’autres sites.
    Ce dernier point est le plus difficile mais aussi le plus efficace.

  2. Marie novembre 5, 2007 à 12:44

    Merci Benoit pour ce complément d’information. En ce qui concerne les en-têtes, tu as raison, Dans mon blog, je voulais dire « titres de pages » car en effet, mon concepteur web m’a expliqué l’inefficacité de ces données. C’est lui qui m’a encouragé à répéter dans le corps de mon texte mes mots-clés.
    Je vais me pencher sérieusement sur la question des liens, mon point faible pour le moment.

  3. jean-paul novembre 13, 2007 à 7:14

    Vos efforts finiront par payer, Marie. Essayez aussi les éditeurs de manuels scolaires/universitaires destinés aux élèves/étudiants anglais qui apprennent le français: collaboration à la rédaction/ enregistrement des textes/ relecture, etc…Vous pouvez aussi proposer des cours particuliers de français par SKYPE (afin que l’élève/l’adulte n’ait pas de frais téléphoniques et à condition de vous faire payer avant la leçon par block booking).

  4. Marie novembre 15, 2007 à 9:35

    Excellente idée pour les éditeurs, Jean-Paul. Je n’y avais pas pensé. D’autant que mon expérience dans l’enseignement (j’enseigne le français aux adultes à l’université à temps partiel) pourra être un atout. Merci bien.

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