Je reçois souvent des emails de lecteurs et lectrices me posant des questions sur la traduction et le métier de traductrice. Pensant qu’ils pourraient en intéresser d’autres, j’ai décidé d’en partager certains, avec mes réponses. Antonia m’a posé les questions suivantes :

Je suis en train de passer des tests pour intégrer une formation de traduction à Rennes et on me demande d’effectuer un travail de relecture. Je sais qu’il s’agit de signaler les erreurs, fautes d’orthographe, mise en page, etc. et de contrôler la qualité générale du document. Cependant je ne suis pas sûre du degré de précision du document à rédiger. Faut-il proposer des solutions pour les phrases mal formulées ? Faut-il reprendre ligne par ligne le document ? En résumé, j’aurais simplement voulu savoir s’il existait des normes ou modèles à suivre en matière de relecture.

La relecture est un concept qui peut grandement varier d’un client à l’autre, et je te conseille donc de demander exactement ce qu’on attend de toi. En général, c’est un processus de finalisation qui sert à éliminer les erreurs qui sont passées au travers des étapes de correction précédentes. Le document ayant déjà été contrôlé du point de vue du style et de la fidélité au document source, ton rôle est donc de garantir qu’il ne contient plus aucune faute de présentation, de frappe, d’orthographe et de ponctuation. Ces erreurs sont pratiquement inévitables, car elles peuvent devenir invisibles à l’œil d’une personne qui a passé des heures à travailler sur le même texte en profondeur. Tu ne devrais pas rencontrer de phrases mal formulées, mais il peut arriver que tu trouves la traduction décevante du point de vue stylistique ; dans ce cas, je te conseille de t’adresser à la personne pour qui tu travailles et de demander des instructions.

De | 2016-10-18T15:50:00+00:00 2 mai 2007|La traduction freelance, Le coin technique|4 Comments

À propos de l'auteur:

Celine
Je m’appelle Céline Graciet et j’offre mes services de traduction de l’anglais au français à différents clients travaillant dans des secteurs variés. En 2003, j’ai lancé un blog abordant des sujets variés : les langues, la traduction, l’anglais, le français et tout ce qui touche au secteur de la traduction et à la vie d’une traductrice.

4 Réaction

  1. Antonia mai 2, 2007 à 11:46

    Merci Céline pour ces précisions.
    Comme il s’agit d’un test d’admission, je préfère éviter de poser trop de questions au correcteur de l’exercice (qui a par ailleurs délibérement inséré des pièges çà et là dans une autre partie du test). Il cherche sûrement à vérifier notre capacité à repérer les erreurs.
    Le texte en question comprend effectivement des fautes d’orthographe, des problèmes de ponctuation, de mise en page, mais il est en plus affreusement mal écrit et parfois incompréhensible.
    J’ai donc signalé les problèmes avec des suggestions quand je le pouvais. J’avoue que l’exercice est difficile si on ne veut pas vexer le traducteur.
    Par contre si un jour…ou plutôt, le jour où je serai pro, je n’hésiterai pas à demander des précisions au donneur d’ouvrage 😉

  2. céline mai 2, 2007 à 11:54

    Pour moi, à ce niveau-là, ce n’est plus de la relecture. Quant à la question de vexer ou non la personne qui a pris en charge la traduction, c’est quelque chose dont tu ne dois absolument pas te soucier. Ton boulot, c’est de renvoyer un texte impeccable, pas de ménager la susceptibilité de qui que ce soit.

  3. Gilles mai 3, 2007 à 8:27

    Dans ma précédente vie vie d’ingénieur informaticien, j’ai appris ce qu’on appelait “la programmation sans ego”, à savoir que ce n’est pas parce qu’il y a des bugs dans le programme que vous avez écrit que cela vous remet en cause en tant que personne et que professionnel qualifié…
    C’est un principe qu’on pourrait appliquer/adapter à de nombreux cas, y compris la traduction !
    Et dans ma vie actuelle de traducteur littéraire, la question qu’on me pose le plus souvent sur mon métier est “combien de temps il te faut pour traduire un livre ?” 😉

  4. céline mai 3, 2007 à 9:01

    Gilles, c’est exactement ça : au boulot, il faut savoir mettre sa fierté de côté et accepter de bon gré les critiques/commentaires de ses collaborateurs (à condition que ceux-ci soient justifiés, bien entendu). J’ai commencé il y a quelques mois à travailler pour un nouveau client dans un domaine inédit pour moi et son excellent traducteur en chef, aux manettes depuis 9 ans, passe au crible chacune de mes traductions, qu’il améliore immanquablement. J’avais perdu l’habitude de voir mon travail à ce point remanié et ça m’a fait un peu drôle au début, mais au lieu d’y voir une remise en cause de mes qualités de traductrice, je considère cela comme une chance exceptionnelle et précieuse de m’améliorer grâce aux conseils d’un professionnel bien plus expérimenté que moi dans ce domaine précis.
    Au fait, combien de temps il te faut pour traduire un livre ?

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